Malgré les menaces, les intox, les intimidations, ce sont plus de 26 000 personnes qui ont défilé samedi 24 octobre 2026 à Orléans contre le congrès du Rassemblement national.
Il fallait être bien motivéE pour descendre dans la rue ce samedi 24 à Orléans. Multiples contrôles policiers, fermeture des ponts sur la Loire, arrêt des transports en commun, interdiction des stationnements en ville, déploiement policier jamais vu dans la ville et centre-ville barricadé…
Malgré une campagne d’intimidation
Tout cela faisait suite à une terrible campagne de peur orchestrée de concert par Nuñez et son préfet, le RN comme le maire d’Orléans, Serge Grouard, qui tous nous prédisaient une ville à feu et à sang, détruite par l’ultra-gauche…
Le summum de la provocation ? L’imposition par la préfecture vendredi soir d’un nouveau parcours, hors du centre-ville.
Mais personne n’est tombé dans le panneau. Et plus de 26 000 personnes ont pris la rue, dans un défilé joyeux et revendicatif, populaire et politique, intergénérationnel. Un défilé surpris de se retrouver si nombreux, de se (re)découvrir puissant.
Sans tous les obstacles mis en place, il y a fort à parier que la mobilisation aurait été encore plus importante.
Le NPA-l’Anticapitaliste en force
Le NPA-A avait fait de cette mobilisation une échéance centrale de sa campagne présidentielle de construction d’un front antifasciste. Et au cœur de cette manifestation, son cortège a été un des plus remarqués, puisqu’au plus fort près de 500 personnes ont défilé derrière notre banderole et nos drapeaux.
Les camarades sont venuEs de Perpignan, Montpellier, Kemper et Rennes, Strasbourg, de la région Centre, d’Alençon et Louviers, de région parisienne, de Guéret, Bordeaux ou encore de Franche-Comté… Malgré les obstacles, les longues heures de route.
Un village antifasciste unitaire
La journée s’est prolongée par un village antifasciste au Campo Santo, marqué par les prises de parole des lycéenNEs mobiliséEs ; de Sophie Binet ; d’Ali Rabeh, le maire de Trappes, ville endeuillée par un attentat raciste ; de Clémentine Autain, ou encore de Bally Bagayoko…
Christine Poupin, notre porte-parole, a rappelé dans son intervention l’urgence de l’unité contre l’extrême droite, des mobilisations, et l’indispensable soutien aux peuples en lutte à travers la planète.
Malheureusement, la fête n’a pas été complète. Trois cars de la Marche des solidarités, remplis de camarades sans-papiers, ont été bloqués par la police au péage pendant toute la manif, avant d’être contraints à repartir pour Paris… Tout ça, alors que pendant le même temps, des bus étaient réquisitionnés pour permettre aux fachos de rejoindre le lieu de leur congrès !
Une démonstration de force et un point d’appui
Le lendemain, ils n’étaient que 8 500 fachos à assister au meeting de Le Pen, alors qu’ils en prévoyaient 10 000 à 12 000. Le RN a été contraint de tirer les cloisons et les rideaux noirs pour cacher les rangées vides !
26 000 contre 8 500, nous avons donc réussi une première démonstration de force. Et nous devons maintenant capitaliser là-dessus. Les slogans antifascistes scandés depuis le début du mouvement lycéen, la mobilisation du 24 à Orléans montrent une volonté de combattre l’extrême droite.
Cette volonté est largement partagée, quel que soit le bulletin de vote (ou son absence) de chacunE à la présidentielle.
Cela confirme la nécessité de construire des fronts antifascistes, larges et unitaires, tels que les porte le NPA-A. C’est tout le sens de l’Appel d’Orléans que nous avons adopté localement, au sortir de la mobilisation.