Samedi 24 janvier 2026 au matin, 350 personnes se sont mobilisées à Vendôme (41) et à Saint-Jean-de-la-Ruelle (45). Plus d’un mois après l’annonce brutale de la liquidation judiciaire du groupe et la suppression de 700 emplois, il s’agissait de continuer à faire pression sur les pouvoirs publics.
En effet, depuis le fiasco de la reprise en SCOP, l’État est aux abonnés absents. Le ministre de l’Industrie qui expliquait qu’il y avait un avenir pour Brandt reste silencieux. Dans le Loiret, la préfète encourage les salariéEs du groupe à refaire leur CV pour aller postuler dans d’autres entreprises, tandis que l’inénarrable Serge Grouard, maire très réactionnaire d’Orléans, s’agite avec son pseudo-repreneur..
Lors de la manifestation de Saint-Jean-de-la-Ruelle, la CGT revendiquait notamment la « mise sous cloche » des machines pour éviter une délocalisation express de ces dernières, en expliquant à juste titre qu’aucun repreneur ne se positionnera sans les machines.
De la même manière, cette manifestation a été l’occasion de faire entendre la voix des 35 salariéEs de CTLog, filiale de Brandt, qui gèrent le stockage et l’envoi des produits Brandt depuis leur entrepôt de Meung-sur-Loire (45) vers les magasins.
ObligéEs de pointer chaque jour pour ne pas être considéréEs comme démissionnaires en attendant la fermeture du site, sans travail ni activité, iels voient partir des stocks de produits pour des valeurs de plusieurs millions d’euros.
Le NPA 45 a pris la parole à la fin de la manifestation pour réaffirmer son soutien aux salariéEs et revendiquer l’interdiction des licenciements, non seulement à Brandt mais aussi chez Vergnet à Ormes (45).
Cette entreprise, spécialisée dans la construction d’éoliennes, a elle aussi été placée en liquidation judiciaire ce vendredi 23 janvier, jetant à la rue une cinquantaine de salariéEs en France et 40 au niveau du département.
Le NPA 45 a rappelé sa position depuis l’annonce de la liquidation, à savoir que pour sauver les emplois, Brandt doit être réquisitionnée par la puissance publique et mise sous contrôle de ses salariéEs, en cohérence avec le soutien annoncé du gouvernement au projet de SCOP de décembre.
Pour cela, il n’y aura pas de raccourci, il faudra reprendre la rue, aux côtés des salariéEs.
CorrespondantEs NPA 45