Il y a maintenant quatre ans, le 24 février 2022, la Russie a lancé une invasion à grande échelle de l’Ukraine. Près de 1 500 jours après, le conflit reste actif sur plusieurs axes du front. L’armée russe maintient une pression constante au prix de lourdes pertes.
Si les UkrainienNEs ont récemment réussi à regagner du terrain lors de contre-attaques dans le sud, les positions restent globalement figées, sans percée décisive.
Des positions figées
Les bombardements, par missiles et par drones, ciblent toujours les infrastructures logistiques ; le réseau ferré — un atout de l’Ukraine — est particulièrement visé. Les travailleurEs de ce secteur sont régulièrement cibléEs par les attaques russes. La population souffre des restrictions d’électricité, d’eau et de chauffage pendant cet hiver rigoureux.
Les discussions diplomatiques sont au point mort. Poutine maintient ses exigences qui veulent forcer Kyiv à abandonner des territoires non occupés, barrière fortifiée pour prévenir d’éventuelles futures offensives. Malgré les concessions proposées par Zelensky de geler la ligne de front avec des garanties solides, l’idée d’un cessez-le-feu négocié se heurte à l’intransigeance du Kremlin qui n’a réussi ni à faire renoncer l’Ukraine à sa souveraineté, ni même à contrôler l’entièreté des zones « annexées ». Une nouvelle série de pourparlers est prévue dans les prochaines semaines.
Un très lourd bilan humain
Les populations des deux pays paient un très lourd tribut à cette guerre. Même si les chiffres sont difficiles à vérifier de manière indépendante, les pertes militaires sont considérables. Elles avoisineraient les 1,8 million de tuéEs, blesséEs et hors de combat.
Côté Ukraine, l’ONU indique (sur le front et dans la population civile) environ 15 000 tuéEs et plus de 40 000 blesséEs (dont des milliers d’enfants) avec des frappes régulières qui visent des infrastructures civiles. Outre les 6 millions qui ont émigré, des millions d’ukrainienNEs ont été déplacéEs depuis 2022, avec de forts enjeux de santé mentale, d’éducation et de cohésion sociale. Dans les zones occupées, expulsions forcées, détentions arbitraires, tortures et disparitions sont régulièrement signalées.
Soutenir la résistance ukrainienne
En Russie, la population commence à ressentir les effets des sanctions économiques et de l’économie guerre. L’inflation réduit leur consommation et fragilise leur niveau de vie. Dans l’armée, les actes d’indiscipline sont violemment réprimés. Les pertes touchent d’abord les régions pauvres, rurales ou périphériques (Sibérie, Caucase, Extrême-Orient). Le régime de Poutine a intensifié répression et censure visant à criminaliser toute forme publique d’opposition.
Il est déterminant de soutenir la résistance ukrainienne, armée et non armée, d’exiger le retrait total des armées russes, pour une paix juste et durable, qui respecte la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. En internationalistes conséquentEs, nous devons multiplier les initiatives de solidarité avec l’opposition à Poutine. Les militantEs socialistes et anti-autoritaires d’Ukraine, de Russie et des pays voisins, ayant déjà fait l’expérience de la brutalité du régime poutinien, sont engagéEs dans la défense antifasciste de la liberté de l’Ukraine.
Appel d’urgence du Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine France
Une campagne de solidarité se développe dans de nombreux pays pour fournir aux UkrainienNEs des générateurs électriques, en particulier pour les hôpitaux et dans les quartiers où des habitantEs s’organisent pour disposer d’un lieu de recharge des appareils électriques et d’abris non gelés. C’est le sens de l’appel d’urgence que lance le RESU-France, comité français du Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine pour la fourniture de générateurs électriques à Soyez comme nous sommes, syndicat ukrainien des travailleurEs de la santé.
Groupe d’intervention Solidarité Ukraine du NPA-A