Publié le Mercredi 18 février 2026 à 11h39.

Répondre à la violence par l’égalité

La seule politique qui a montré une efficacité sur la délinquance, les incivilités, la violence, c’est la lutte pour l’égalité. 

Réduire l’échec scolaire à l’école, les inégalités sociales et raciales, donner un vrai travail, un vrai salaire aux jeunes, lutter contre le racisme post-colonial synonyme de contrôle au faciès, de CV à la poubelle, défendre la prévention spécialisée et l’embauche d’éducateurEs de rue, l’éclairage la nuit pensé avec les associations et les riverainEs pour combiner écologie et tranquillité, lutter contre l’oppression patriarcale et les violences faites aux femmes, voilà le chemin que nous devons encore et toujours défendre.

La première « insécurité », c’est la violence sexiste et sexuelle

Car il y a une « insécurité » qu’oublient toujours les débats sur les polices municipales et la vidéosurveillance. La première violence au niveau d’une commune, c’est la violence sexiste et sexuelle intra-­familiale, les viols, les féminicides. Et les caméras vidéo ne rentrent pas par la fenêtre ! Un projet municipal contre ces violences sexistes, de l’école à la maison, avec des logements d’urgence, bâti avec les associations, est un choix gagnant contre cette « insécurité oubliée ».

La « guerre à la drogue » est un échec

Pendant des années, les cabinets médicaux ont été la cible d’usagerEs de stupéfiants injectables : vols d’ordonnances, de seringues, de morphine… Aujourd’hui tout cela est fini. Mais pas grâce à la vidéosurveillance ou aux rondes de police ! Ce qui a mis fin aux vols, à l’effroyable mortalité qui a décimé des milliers d’usagerEs de stupéfiants injectables (overdoses, hépatites, sida…), c’est le décret du 21 juillet 1994, qui a instauré un programme d’échange de seringues, et les traitements de substitution à l’héroïne, avec la méthadone et le Subutex. 

La « guerre à la drogue » est un échec. Dépénalisation de la consommation et légalisation du cannabis, associées à une politique de prévention et de réduction des risques, abrogation de la loi de 1970, rejoindre le réseau des villes qui réclament cette dépénalisation, égalité sociale, voilà comment lutter contre les trafics qui pourrissent la santé des jeunes, favorisent les violences, jusqu’aux menaces qui font céder les maires !