Le groupe d’électroménager SEB a annoncé fin février un plan d’économies pouvant conduire à la suppression de jusqu’à 2 100 postes dans le monde, dont potentiellement 500 en France, soit environ 7 % de ses effectifs. La direction invoque une concurrence asiatique « plus rapide et plus intense » et assure que ces départs se feront sur la base du « volontariat ».
En France, sept entités seraient concernées, notamment les sites de Pont-Évêque (Isère), Mayenne, Rumilly (Haute-Savoie) ou encore le siège d’Écully près de Lyon. Les suppressions toucheraient surtout les activités « support » : finance, ressources humaines, logistique, marketing ou développement produit. Localement, 27 postes doivent disparaître à Selongey (Côte-d’Or) et plusieurs départs à la retraite ne seront pas remplacés à Is-sur-Tille.
La CGT dénonce un plan « très violent ». Sa secrétaire générale Sophie Binet appelle le gouvernement à prendre des mesures fortes pour protéger l’industrie, notamment un moratoire sur les licenciements. Pourtant, SEB a réalisé plus de 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 245 millions de bénéfices, et son action a bondi après l’annonce du plan.