Publié le Jeudi 5 mars 2026 à 14h00.

Féminisme et mobilisation contre le G7

En juin 2026, les chefFEs d’État des grandes puissances impérialistes se réuniront à Évian pour un nouveau sommet du G7. Comme toujours, iels prétendront parler au nom du monde entier. Pour nous, et pour l’ensemble du mouvement social et féministe, ce rendez-vous doit être avant tout un moment de mobilisation.

Le G7 est un club fermé qui concentre le pouvoir entre les mains d’une minorité. Il fonctionne sans réel contrôle démocratique et défend avant tout les intérêts du capitalisme mondial et donc de toutes ses composantes racistes et patriarcales. S’il est composé essentiellement d’hommes, il est primordial de comprendre que lorsque des femmes participent à ces sommets, cela ne change rien au fond : elles représentent des États qui mènent des politiques d’exploitation, de répression et de guerre. Le problème n’est pas l’absence de femmes au sommet, mais le système lui-même.

Des politiques contre les femmes

Les politiques promues par le G7 ont des conséquences très concrètes sur la vie des femmes et des minorisées de genre. Les politiques d’austérité, les privatisations et la destruction des services publics renforcent la précarité des femmes qui en sont les travailleurEs majoritaires, mais font aussi reposer la charge du travail du care, du soin aux enfants et du travail domestique toujours plus sur les femmes. À l’échelle internationale, ces choix reposent également sur l’exploitation des femmes du Sud global, notamment dans les secteurs tertiaires du care, de la santé, de l’agriculture et du textile.

Le G7 soutient également les guerres impérialistes, le commerce des armes et la militarisation des frontières. Ces politiques provoquent des morts, des déplacements forcés et des violences qui touchent particulièrement les femmes : violences sexuelles utilisées comme armes de guerre, répression policière, criminalisation des personnes migrantes et précaires.

Une mobilisation indispensable et unifiante

Face à cela, la mobilisation féministe contre le G7 d’Évian est indispensable. Elle permet de faire le lien entre la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, la défense des droits sociaux, l’antiracisme et l’anti-impérialisme.

Un contre-sommet aura lieu à Genève les 13 et 14 juin, à l’initiative notamment de la Coalition suisse No-G7, rejointe par de nombreuses organisations internationales déjà mobilisées. De plus, le 14 juin est traditionnellement le jour de la grève féministe en Suisse. Ce week-end sera un espace de débats, de convergences et d’organisation contre l’impérialisme, le racisme et le patriarcat portés par les grandes puissances. Le NPA-A appelle à une présence massive à ce contre-sommet et aux mobilisations qui l’accompagneront. Il est essentiel que les féministes y prennent toute leur place.

Se mobiliser contre le G7 en tant que féministes, c’est affirmer que notre émancipation ne sera pas possible dans un système capitaliste et impérialiste.

Rendez-vous le 13 juin à Genève pour refuser que quelques dirigeantEs décident de nos vies !