Lyes Touati, membre du Parti Socialiste des Travailleurs (parti suspendu depuis 2022), est également un militant associatif très engagé dans sa ville natale d’Aokas. Présent dans l’ensemble des luttes relevant de l’intérêt général, il s’est notamment investi dans les combats environnementaux, en particulier pour la préservation de la bande boisée d’Aokas, la délocalisation de la décharge publique et la mise en place d’une déchèterie. Lors de l’épidémie de Covid-19, il a initié un collectif citoyen chargé de collecter des fonds, contribuant ainsi à l’acquisition d’une centrale à oxygène pour l’EPH d’Aokas, ainsi que de matériels et de médicaments indispensables aux malades en situation de détresse.
Des engagements exemplaires
Son engagement social se manifeste également par son soutien constant aux grèves syndicales dans le secteur de l’éducation. Il a notamment appelé à prendre en compte les revendications légitimes des lycéenNEs et collégienNEs lors de leurs mobilisations l’an passé, en défendant l’écoute, le dialogue et le débat avec ces élèves. Il soutient par ailleurs de manière infatigable les luttes des travailleurEs.
Figure majeure du Hirak de 2019, Lyes Touati a, dès la première semaine du mouvement, appelé à son auto-organisation sous le mot d’ordre d’assemblée constituante.
Militant anticapitaliste et anti-impérialiste assumé, il défend ouvertement des positions antisionistes et anti-impérialistes concernant les questions palestinienne et sahraouie.
Des accusations absurdes
C’est pourtant dans ce contexte militant que Lyes Touati a été arrêté le 14 décembre dernier, puis placé sous mandat de dépôt à compter du 16 décembre, sur la base d’une accusation surréaliste d’appartenance au MAK — qui constitue l’exacte antithèse des idéaux qu’il incarne et des luttes qu’il mène depuis des années.
Dès le 17 décembre, ses avocats ont déposé une demande de remise en liberté provisoire, rapidement suivie d’une large vague de soutien et de témoignages saluant son parcours militant, aux niveaux local, national et international. Toutefois, le 30 décembre, la chambre d’instruction a rejeté cette requête et maintenu Lyes Touati sous mandat de dépôt.
Par cette accusation, Lyes Touati encourt une peine de prison allant de 5 à 10 ans, alors même qu’aucun élément ne permet d’en établir la véracité ni le fondement, tant sur le plan juridique que politique. Il assume pourtant clairement et publiquement son anticapitalisme et son anti-impérialisme, que le juge d’instruction semble refuser de prendre en considération. Sa dernière publication sur Facebook, datée du 13 décembre, la veille de son arrestation, n’était d’ailleurs autre que la célèbre citation du préambule du Manifeste du parti communiste : « Travailleurs de tous les pays, unissez-vous ».
Liberté pour Lyes !
Une pétition d’initiative locale a d’ores et déjà recueilli plus de 1 500 signatures. Elle témoigne de la reconnaissance de la probité morale et politique de Lyes Touati et constitue un rejet net des accusations infondées portées contre lui.
La mobilisation de solidarité doit se poursuivre pour obtenir sa libération. Faisons signer la pétition, sollicitons des rendez-vous auprès des ambassades et contribuons à démontrer que Lyes est un militant anti-impérialiste et pro-Palestine reconnu, qui n’a rien à faire en prison.
CorrespondantEs
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