Publié le Mercredi 11 février 2026 à 14h00.

Le NPA-A dans les municipales : antifasciste, unitaire et radical

Le NPA-l’Anticapitaliste aborde les municipales de 2026 comme un point d’appui pour construire un front antifasciste, unitaire et de rupture, ancré dans les mobilisations locales et les besoins populaires.

 

Ces élections municipales – donc locales – interviennent dans un contexte international et national de plus en plus pesant. Alors que l’extrême droite, dans différentes configurations, est au pouvoir dans un nombre de pays grandissant ou pèse de plus en plus du fait de ses scores électoraux sur les politiques au pouvoir, nous sommes contraintEs d’envisager l’hypothèse d’une victoire de l’extrême droite à la ­présidentielle de 2027.

L’enjeu central du combat contre l’extrême droite

Cela surdétermine nos positionnements dans toutes les échéances politiques en nous donnant un double objectif : d’une part, développer des propositions unitaires et radicales qui offrent une alternative aux politiques libérales menées par des forces de droite ou sociales-libérales, qui sont le terreau du vote pour l’extrême droite. Bref, mener la bataille culturelle pour opposer point par point des réponses de rupture anticapitalistes. Et, dans le même mouvement, combattre la résignation et le fatalisme face à une victoire du RN annoncée par les sondages et les commentateurs politiques.

C’est une question de survie sociale pour les exploitéEs et les oppriméEs, et de survie tout court pour celles et ceux qui sont leurs cibles, à commencer par les personnes racisées. Ce qui est aujourd’hui une prophétie autoréalisatrice des médias Bolloré mais aussi de franges des classes dirigeantes peut échouer si elle trouve en face un front de résistance, structuré sur le terrain par l’unité de réseaux de militantEs politiques mais aussi syndicaux, associatifs, capables d’entraîner des personnes non organisées jusque-là et ­d’impulser des mobilisations.

Chaque échéance doit être envisagée comme un point d’appui pour cet objectif. A fortiori les élections locales puisque nous savons que c’est à la fois un échelon auquel de nombreuses personnes — jeunes, travailleuses ou privées d’emploi, racisées ou discriminées — peuvent se sentir davantage en capacité de peser que dans des débats nationaux. Et l’exemple de Minneapolis et plus largement des résistances face à la fascisation du pouvoir étatsunien, montre que c’est localement que se constituent des réseaux d’entraide et de solidarité capables de défier Trump mais aussi de peser sur des politiques peu combatives. Des municipalités antifascistes peuvent aider à construire un tel front.

Pas de radicalité sans unité, ni d’unité sans radicalité

Face à ces enjeux, le NPA-l’Anticapitaliste défend l’unité la plus large, à l’image de ce qu’avait été le Nouveau Front populaire (NFP) en juin-juillet 2024. C’est pour nous un horizon à construire sans ignorer que le NFP n’existe plus nationalement et que localement il peut avoir éclaté façon puzzle dont les morceaux sont trop abîmés pour se reconstituer. En effet, entre le « jamais avec LFI » et le « plus rien n’est possible avec un PS qui a fait passer le budget austéritaire », les alliances et recompositions ont du mal à trouver une cohérence politique. C’est pourtant ce que le NPA-A porte en défendant que, face aux dangers de l’extrême droite, il ne peut pas y avoir de radicalité sans unité, ni d’unité sans radicalité.

En effet, s’il n’y a pas d’unité, c’est la porte ouverte à la démoralisation et à la victoire d’alliances entre les droites plus ou moins extrêmes qui, elles aussi, considèrent les élections municipales comme des tours de chauffe pour les élections présidentielle et législatives. Sans radicalité il n’y aura pas les forces pour mobiliser, donner confiance dans la possibilité de construire une politique qui protège celles et ceux qui paient cash les politiques libérales. Dans les deux cas, cela renforcerait la présence de l’extrême droite et de ses idées, dans les conseils municipaux, dans les intercommunalités qui gèrent de plus en plus de domaines, et dans les prochaines sénatoriales.

L’unité est un combat que le NPA-l’Anticapitaliste mène en partant des besoins de la population et des réponses qui pourraient y être amenées au niveau local, en particulier sur les questions de logement, de santé publique, d’éducation et de culture, avec comme préoccupation d’y associer avant, pendant et après les élections les premièrEs concernéEs. Dans certaines communes, ces batailles unitaires ont permis de construire des programmes portés par des listes unitaires plus ou moins larges. Dans d’autres villes, cela n’a pas été possible, et le NPA-A continue de porter cette orientation pour préparer les cadres dans lesquels construire les mobilisations qui seront nécessaires.

Le groupe de travail Municipales 2026