Le fond de l’air était rouge le soir du lundi 17 février dernier au cinéma Utopia à Bordeaux. La projection du film Rouge suivie d’une discussion avec Olivier Besancenot et Philippe Poutou, Nico Dix et Jean-Marie Canu, a fait salle pleine. La soirée a rassemblé 180 personnes, jeunes et anciens, dont nombre avaient distribué le quotidien Rouge sur les marchés et les lieux de travail tous les matins.
Une histoire d’engagement
L’échange qui a suivi le visionnage du documentaire a fait ressortir moins la nostalgie que le besoin d’entendre une belle histoire d’engagement, ainsi que l’envie de retrouver la confiance dans la lutte et notre capacité à nous organiser et militer dans un contexte qui s’assombrit. Le débat a tourné autour de la crise écologique, le féminisme, la menace fasciste ou la Palestine : autant de sujets prégnants aujourd’hui dont Rouge s’était déjà emparé hier. Une agréable soirée organisée par le comité NPA Bordeaux, avec la présence de nombreux jeunes camarades de la gauche locale, qui a lancé une semaine bien chargée de luttes.
Des éducs aux étudiantEs
Le lendemain, nous étions présents au rassemblement des grévistes du travail social, l’éducation spécialisée et la protection de l’enfance. Les coupes budgétaires, les suppressions de postes et la dégradation des conditions de travail font des ravages dans un secteur largement jeune et féminisé, toujours plus précarisé. Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées et ont fait entendre la colère jusqu’à l’intérieur de l’Hôtel du département de la Gironde.
Mercredi, les étudiantEs de Sciences-Po Bordeaux ont bloqué leur établissement pour dénoncer l’austérité, suiviEs le soir même par leurs collègues de la fac de Bordeaux Montaigne qui ont répliqué le blocage de leur côté. Enfin, le jeudi matin nous étions avec les centres sociaux en grave difficulté, puis, le soir, toujours présentE pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah. À croire que le printemps arrive plus tôt que prévu !
Koldo Mendi