Publié le Samedi 24 janvier 2026 à 17h00.

Retour sur le CPN de janvier

Le Conseil politique national (CPN) du NPA-l’Anticapitaliste s’est réuni les 17 et 18 janvier 2026 pour définir nos orientations dans la période et organiser notre activité.

La situation internationale est marquée par une montée des affrontements inter-impérialistes, la rivalité entre les États-Unis et la Chine et la course mondiale aux ressources naturelles. Cette dynamique s’accompagne d’une fascisation accrue des grandes puissances et d’un recours de plus en plus assumé à la force militaire, comme l’illustrent les frappes étatsuniennes au Nigeria et au Venezuela, les menaces contre l’Iran et le Groenland, ou encore le soutien à la politique israélienne. Dans le même temps, des peuples résistent : soulèvements sociaux en Iran, résistance ukrainienne, survie de dynamiques révolutionnaires au Soudan malgré la guerre… Face à cet ordre mondial brutal, seule une perspective anti-impérialiste, antifasciste et internationaliste, fondée sur les luttes populaires, peut ouvrir une alternative. Nous avons ainsi décidé de lancer une campagne contre l’impérialisme et le militarisme (lire l’article à la une de ce numéro).

En France, l’offensive libérale aggrave les inégalités, multiplie les licenciements et affaiblit les services publics, tandis que les mobilisations sociales peinent à se développer. La séquence politique est dominée par l’union des droites sous hégémonie de l’extrême droite, le retour d’une gauche sociale-libérale d’accompagnement et la fragmentation du camp populaire. Face à ces dynamiques, le NPA-A affirme la nécessité de construire un front de résistance social et politique, de défendre les droits démocratiques, de lutter contre le racisme et l’extrême droite, et de renforcer les convergences entre luttes sociales, antiracistes, féministes et internationalistes, dans une perspective anticapitaliste et écosocialiste.

Les élections municipales paraissent éclatées et locales, mais elles pèseront nationalement : rapports de force entre partis et classes, capacité de rebond de notre camp social, et bataille unitaire contre l’extrême droite. Trois tendances générales se dégagent : polarisation à droite autour du RN ; éclatement du NFP et rivalités entre ses ex-composantes ; le retour de deux gauches opposées. Nous serons présentEs sur des listes dans des dizaines de communes, en défendant nos orientations unitaires et nos exigences sociales et démocratiques.

Des questions de fonctionnement ont également été abordées, notamment sur notre intervention antifasciste, sur les enjeux budgétaires auxquels nous faisons face, sur la situation créée par la déclaration d’une tendance au sein de notre organisation. Le protocole de notre Commission de résolution des conflits a été adopté et le fonctionnement de la Commission soins militants a été présenté. Le bilan de la dernière édition de notre université, d'été qui fut une très grande réussite, a permis d’engager la réflexion pour la suivante. 

La séquence de l’élection présidentielle commence à s’ouvrir dans le contexte de la possibilité d’un exécutif RN à l’issue des ­élections. Nous devons donc préparer politiquement notre intervention dans cette séquence, qui, en dehors des grands mouvements sociaux, est le moment de politisation le plus important dans la vie politique nationale à une échelle de masse. Pour permettre que le parti se donne les moyens d’intervenir dans cette séquence  et déterminer les modalités de notre apparition, en propre ou soutien à une autre candidature, une Conférence nationale sera organisée entre mai et juin 2026. 
Une Rencontre nationale des comités du NPA-A se tiendra à l’automne 2026. Il s’agit d’une rencontre statutaire de l’organisation et un temps fort de la démocratie interne que nous n’avons pu tenir en 2025 : l’occasion d’une remontée de bilans sur l’état, l’activité et le fonctionnement des comités et des commissions.

OLL