Publié le Jeudi 4 juin 2026 à 11h00.

Plateforme 4 : Ne pas céder à la résignation, faire de la politique

l y a un accord général au sein du parti sur la situation dans laquelle vont se dérouler les élections, même si nos conclusions divergent.

La plateforme 4 porte le maintien du projet d’un parti anticapitaliste, unitaire et révolutionnaire, indépendant, avec la volonté d’apparaître en propre, avec son propre programme. Elle est la plateforme qui porte un projet positif et qui refuse la résignation.

Nous ne pensons pas que le NPA-A soit à la fois trop faible pour exister politiquement avec une candidate et simultanément éliminer à lui tout seul Mélenchon au profit de l’extrême droite.

Au contraire, nous pensons que le NPA-A peut être utile en faisant apparaître un pôle incarnant deux idées fondamentales. La première est que, face à la montée de l’extrême droite et aux offensives des classes dominantes, nous avons besoin d’un front antifasciste unitaire.

La seconde est qu’il ne peut y avoir de solution à la crise globale du système dans le cadre du capitalisme, et qu’il faut rassembler celleux qui pensent que rien ne peut changer sans qu’un mouvement révolutionnaire ne remette radicalement en cause la propriété des moyens de production et le pouvoir de ceux qui les possèdent.

Avec cette candidature, il ne s’agit pas de se présenter « contre » le reste de la gauche de rupture (et en particulier la FI), comme cela a toujours été le cas dans nos campagnes.

En revanche, cela nous permet de porter notre singularité anticapitaliste et écosocialiste, sur les questions anti-impérialistes, antiracistes, féministes, démocratiques, ou encore et surtout sur le rôle du mouvement social et de la lutte, non au service des éluEs, mais comme un pouvoir politique en soi, seul porteur d’une perspective révolutionnaire.

Seule une candidature du NPA-A pourra porter ce discours.

Une campagne sans candidate comme le propose la P1 sera invisible au-delà de micro-cercles militants, et le ralliement sans conditions en espérant quelques circonscriptions comme le veut la P3 nous transformera en petites mains de la FI sans aucun poids réel sur Mélenchon et son discours.

Nous considérons qu’avoir une candidate n’est pas contradictoire avec la construction d’un Front unitaire antifasciste. Nous construisons déjà ces cadres à l’image des villages antifascistes de Paris, Montargis, Narbonne… et toute notre campagne peut porter ce discours !

Construire le NPA-A avec une candidature, c’est préparer déjà la séquence d’après.

En mettant en mouvement l’organisation autour de cette candidature, nous pourrons redynamiser nos comités en organisant des réunions publiques et des meetings, en gagnant des militantEs. Nous le ferons, quitte à assumer la possibilité d’appeler à voter pour unE autre candidatE ou de se retirer à tout moment si la situation politique l’exige.

Nous serons en meilleure position en tant que parti pour faire face à un éventuel gouvernement d’extrême droite, mais aussi pour peser sur les autres organisations dans les cadres de front unique.

Nous serons également en meilleure position pour faire pression sur un éventuel gouvernement Mélenchon qui n’arriverait pas à faire passer ses mesures face à la pression bourgeoise.

Nous pourrons aussi maintenir vivant un courant politique original, celui d’une extrême gauche non sectaire, ni naïve ni machiavélique, qui construit sincèrement les luttes et l’auto-organisation, et que ne peuvent représenter LO, RP ou le NPA-R.

Nous devons rappeler que la FI ne veut pas de nous et qu’il n’y aura donc pas d’accord satisfaisant pour la présidentielle, quoi que souhaitent les P1 et 3 qui aboutissent à un ralliement plus ou moins proche à la campagne de Mélenchon.

Nous ne lui apportons rien, nous n’avons pas la surface médiatique ni le nombre d’éluEs des unitaires du PCF, des Verts populaires ou des écologistes proches de Sandrine Rousseau, qui sont des prises de guerre bien plus intéressantes. La FI a les forces militantes pour obtenir seule les 500 ­parrainages et mener sa campagne.

Enfin, si des camarades espèrent négocier un bon accord aux législatives, il apparaît évident que le fait d’avoir une candidature nous placera en meilleure position.

C’est pour cela qu’il faut voter pour la plateforme 4. Elle intègre toutes les préoccupations réelles des camarades sur le front unitaire antifasciste, la défense d’un programme écosocialiste et révolutionnaire, la recherche d’un accord aux législatives… au sein d’une politique audacieuse.