Publié le Jeudi 3 décembre 2009 à 20h38.

AREVA , les copains et les coquins

Soumis par rouenagglo76 le jeu 03/12/2009 - 20:38

Areva Petit Quévilly , encore des emplois supprimés !!!!

Le Conseil de Surveillance d’Areva, l’a annoncé lundi 30 à 23h30, c’est l’offre d’Alstom Schneider qui a convaincu un Sarkozy tout acquis à leur cause. Depuis l’annonce en juin de cette vente tout le monde le sait : le n°3 mondial de la Transmission et Distribution d’énergie doit retourner dans le giron d’Alstom. P. Kron, PDG d’Alstom et ami personnel du président en rêve et c’est l’occasion de contenter M. Bouygues autre ami et actionnaire majoritaire d’Alstom. Qu’importe si cette offre est porteuse de centaines, voire de milliers, de licenciements en perspective (en France 7 ou 8 usines en doublons chez Schneider !) il faut faire plaisir à ses amis. A l’heure de la conférence industrielle chère à la CGT et sa défense de la politique industrielle française, qui va se plaindre du choix d’un acheteur franco-français ! Déjà en 2004 Sarkozy en imposant à Areva, le rachat pour 940 millions d’euros, de la division la plus rentable d’Alstom, se proclamait sauveur des emplois. Aujourd’hui il va déclarer sauver « un fleuron de l’industrie française » en vendant T&D, ses 31000 salariés dans le monde, ces 5500 travailleurs en France pour 4 milliards d’euros !

Derrière cette vente sensée permettre le financement de la construction des EPR, et payer le gouffre financier de l’EPR finlandais, se cache également la nécessité pour Areva de financer le démantèlement des centrales nucléaires française construite dans les années 60.

Avec cette vente et les autres mesures prévues, l’Etat permet à A Lauvergeon de réaliser son vieux rêve : ouvrir le capital d’Areva à des fonds privés, privatiser le nucléaire !

Si depuis l’annonce de la cession l’ensemble des syndicats européens s’est prononcé contre la vente et le maintien de la Branche dans Areva, cette position a fort peu dépassé le stade incantatoire. Toutes les propositions de mobilisations se sont vus minorées voir condamnées. Comme la manifestation du 23 novembre devant le siège d’Areva, appelée par la CGT, FO et la CGC qui a regroupé modestement 200 salariés venus de tous les établissements de France, mais s’est vu dénoncée par le Comité de Groupe Européen car trop française !

A aucun moment les milliers de travailleurs européens n’ont été appelé à lutter ensemble à l’exception d’une pétition ! Avec Alstom Schneider comme repreneurs il faut impérativement retrouver dans T&D le chemin de l’unité et de la solidarité internationale dans les luttes. Ce n’est qu’à cette condition que nous pourrons lutter efficacement contre les restructurations massives à venir !