Le conflit de ERDF-GRDF paradoxalement n’occupe pas le même espace dans les commentaires journalistiques qu’un conflit de la SNCF qui conduit immédiatement la presse patronale à la recherche de l’« usager exaspéré » ou les conflits récents dans le secteur industriel qui se sont traduits entre autres par des séquestrations de patrons. Or la radicalité du conflit des gaziers et électriciens : occupations, piquets, manifs avec véhicules de travail comme jeudi 9 avril où ils ont bloqué le centre-ville de Toulouse pendant une heure, coupures ciblées de zones industrielles et zones commerciales pour paralyser la production et frapper les profiteurs à la caisse… bénéficie du même soutien, en tout cas de la compréhension, de la population à l’égard des salariés qui haussent le ton face à leurs patrons.