N°2 du Journal de la CILT du NPA31
Chers lectrices et lecteurs, ami-e-s et camarades, Les « Molex » et les « Freescale » n’ont pas dit leur dernier mot. S’ils ont été acculés à la signature d’un PSE qui ne « sauvegardera » au mieux que 50 à 60 emplois à Villemur, ou contraints de suspendre la grève sans aucune avancée de la direction sur les indemnités de licenciement à Basso Cambo, ils ont donné le ton de la double exigence du monde du travail de la garantie du salaire pour tous contre les licenciements boursiers et de la réquisition des sites industriels sous le contrôle des travailleurs eux-mêmes. Rien n’est joué. Si les confédérations syndicales se montrent réticentes à coordonner et amplifier les luttes ouvrières, c’est aux travailleurs eux-mêmes de trouver la réponse ouvrière à la crise du capitalisme : la convergence des luttes pour imposer au patronat et au gouvernement les mesures d’urgence anticapitalistes.
Car la « sortie de crise » du Medef et de l’UMP de Sarkozy, c’est au mieux un « accompagnement psychologique » des travailleurs harassés par une dégradation sans précédent des conditions de travail, comme à France Télécom ; au pire un harcèlement des chômeurs sommés de prendre n’importe quel emploi « aidé » sous peine de « bénéficier » du RSA…