Publié le Lundi 12 octobre 2009 à 15h32.

l'amiante tue aussi à VITRY (à Sanofi)

Soumis par vitry94 le lun 12/10/2009 - 15:32

article AFP suite à la conférence de presse du syndicat CGT des retraités de Sanofi

Décès liés à l'amiante : demande de classement d'un site Sanofi-Aventis
Le 08/10/2009 à 16:34

Au moins 28 ex-salariés du site Sanofi-Aventis de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) sont morts de pathologies liées à l'amiante, a annoncé jeudi le syndicat CGT des retraités, qui veut la reconnaissance du site comme établissement classé amiante.

A ce jour, "nous dénombrons 70 salariés touchés par l'une des pathologies liées à l'amiante, dont 28 sont décédés", a indiqué Serge Franceschina, du syndicat CGT des retraités Sanofi-Aventis lors d'une conférence de presse.

"Malheureusement, nous savons" que de nombreux autres décès sont à venir, c'est pour cela que "nous avons demandé en avril l'inscription (du site) sur la liste des établissements classés amiante", a poursuivi M. Franceschina, en ajoutant que la décision du ministère du Travail devait intervenir avant la fin de l'année.

Cette reconnaissance permettrait à 181 salariés du site de Vitry, compte tenu des dates d'embauche, de bénéficier d'une pré-retraite, a-t-il expliqué.

Mais il "sera difficile d'obtenir gain de cause" parce que "nous sommes considérés comme des victimes environnementales" de l'amiante et non comme des salariés ayant directement manipulé de l'amiante, ce qui "est faux", a-t-il ajouté. Selon le syndicat, ouvriers de la chaufferie aussi bien que techniciens de laboratoire ont manipulé de l'amiante.

La demande de classement a été faite au nom du comité hygiène et sécurité (CHSCT) du site, avec l'accord de tous les syndicats (CGT, CFTC, CGC, Sud et Syndicat démocratique), a précisé son ancien secrétaire, Jean-Jacques Petiteau.

M. Franceschina a expliqué que le syndicat s'était rendu compte du nombre important de salariés atteints avec la publication en 2005 par le service médical de l'entreprise d'un document dressant la liste des maladies professionnelles.

Depuis, le syndicat des retraités - ceux-ci étant plus disponibles - recherche les victimes, dont beaucoup ne se signalent pas et sont donc inconnues de la sécurité sociale et de l'employeur, a-t-il dit.

Selon Jean-Jacques Petiteau, les chiffres connus ne "représentent que la partie émergée de l'iceberg", ne prenant pas en compte, outre les ex-salariés non recensés, ceux des entreprises extérieures qui ont travaillé sur le site.