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Bulletin n°1 - Février 2009
La journée de grève et de manifestation du 29 janvier a été un succès. Tous les mécontentements et ras-le-bol légitimes qui couvaient depuis des mois ont convergé dans la rue. Les salariés du public et du privé étaient ensemble avec aussi beaucoup de salariés, de petites boîtes ou de précaires notamment, peu habitués à participer à la protestation collective. Bien entendu, lorsque le monde du travail se fait plus visible, cela ne plait pas à tout le monde. Ainsi, la patronne du Medef, Laurence Parisot se déclare horrifiée par les images du mouvement social qui font la une des médias aux Etats Unis. Pour elle, c’est un signe négatif donné aux investisseurs-spéculateurs de Wells Stress. Elle est moins horrifiée par la déferlante et la cascade des plans de liquidations d’emplois consécutifs aux décisions de ses amis. Si crainte il y a pour elle, c’est plutôt que les manifestations réussies en appellent d’autres et donnent des idées de révoltes aux salariés à travers le monde. C’est le cas en Guadeloupe et en Martinique mais aussi dans beaucoup d’autres pays où tous les Sarkozy et les Parisot craignent cette colère qui gronde.
Après le 29 janvier, imposer une suite !
Plans de licenciements, chômage partiel, augmentation de la productivité, blocage des salaires, liquidation des acquis sociaux, c’est les recettes classiques du patronat et du gouvernement pour relancer les profits. C’est d’ailleurs la seule relance qui les intéresse. Le gouvernement a trouvé 360 milliards d’euros pour soutenir les banquiers alors que Fillon annonçait que « les caisses étaient vides » C’est aussi Sarkozy qui répond à la mobilisation du 29 janvier en disant qu’il veut limiter les bonus des dirigeants d’entreprise alors que lui-même s’était octroyé un super bonus de + 174 % l’année dernière. Il dit faire un geste pour financer des mesures sociales en redistribuant 1, 4 milliards d’euros d’intérêts, si ceux-ci sont bien reversés par les banquiers... à la fin de l’année 2009. Mais c’est une bien faible contre partie pour les salariés juste au moment où les caisses du patronat se verront regarnies par au moins 8 milliards d’euros, certains parlent même de 29 milliards, dus à la suppression de la taxe professionnelle
Il va donc falloir leur forcer la main, pour imposer des augmentations de salaires de 300 euros, un SMIC à 1500 euros net, l’arrêt des suppressions d’emploi, pour imposer une autre répartition des richesses. La journée du 29 janvier a montré qu’il n’y avait pas de résignation face à une crise qui écraserait toute velléité de contestation. C’est bien ce qui inquiète Sarkozy et son gouvernement au garde-à-vous devant le monde des plus riches !
(La suite du Bulletin dans le fichier attaché)