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Un de nos camarades proches vient d'adresser ce courrier au sieur Xavier Bertrand, à l'occasion de la venue de Sarkozy à Saint-Quentin.
Monsieur le Député,
Lors de la venue du Président de la République, Nicolas Sarkozy, dans la bonne ville de notre illustre Gracchus Babeuf strictement égalitaire où la propriété n’existe pas, puisqu’elle était pour lui la source de toutes les inégalitésqui, rappelons le au passage, avait songé très tôt à la possibilité d'une société et qu’il fallait l’abolir afin que les usines deviennent collectives, les salaires égaux, il est charmant d’entendre ce Président actuel pérorer avec autant de convictions feintes sur l’aspect le plus saillant des inégalités actuelles, celui des distributions de stock-options et autres bonus revigorants entre amis de la France d’en haut…
Le simple gueux que je suis apprécie à sa juste mesure cette volonté affichée par le chef de l’Etat d’en revenir aux fondamentaux de la Constitution de 1794 : Le bonheur commun. Gracchus Babeuf en est tout retourné, j’en suis sûr !
Au-delà de ces premiers aspects, il me faut vous faire part d’une inquiétude devant des évènements récurrents qui se déroulent lors de chaque déplacement du Président de la République en province et que vous avez pu sans doute observer vous-même…
En effet, à chacun de ces déplacements, et ce fut le cas à Saint Quentin, des manifestations de policiers et de CRS, toujours plus importantes en nombre de participants, se déroulent aux abords des lieux visités par le Chef de l’Etat…
Il serait judicieux que vous évoquiez cette question avec Madame la Ministre de l’intérieur afin que leurs revendications légitimes soient enfin entendues et satisfaites afin de nous préserver à l’avenir de leurs attitudes parfois violentes et mal contenues.
Il en va de ma simple quiétude et n’est-elle pas la garante de l’ordre républicain ?
Il s’agit là pour moi de véritables préoccupations citoyennes en accord avec les idées si modernes avancées par notre bon Gracchus Babeuf et auxquelles, au fil du temps, je reste attaché.
J’espère que mon propos saura retenir toute votre attention et permettra de faire avancer la juste cause ainsi exprimée par la gent policière au bleu si profond et si sympathique…
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Député, l’expression de mes plus cordiales salutations d’opposant révolutionnaire et si fidèle à l’esprit de Gracchus Babeuf.