Publié le Jeudi 10 septembre 2009 à 15h02.

Non aux suppressions de postes au CHU de Nancy!

Soumis par nancy54 le jeu 10/09/2009 - 15:02

Une réunion unitaire s'est tenue le 9 septembre où les organisations politiques (GA - GU - NPA - PCF - PG - R&S) invitaient les organisations syndicales et professionnelles pour évoquer la loi Bachelot, les suppressions de postes et les actions communes à mener. En dépit de toutes les invitations lancées, seules la CGT et MG France se sont déplacées.

 
Un camarade du NPA a montré que la loi Bachelot ne constitue que le bouquet final de toute une série de contre-réformes menées par les gouvernements de droite et de gauche depuis près de 30 ans : instauration d'une carte sanitaire contraignante pour les seuls hôpitaux publics en 1971, création d'une dotation globale de financement (enveloppe budgétaire fermée) en 1983 et dans le même temps création, par la gauche, du forfait journalier hospitalier, véritable prélude au recul de la sécurité sociale dans le financement des séjours, dont on nous concocte aujourd'hui une augmentation de 25%! En 1991, toujours sous un gouvernement de gauche, Claude Evin a initié une loi qui ferme de nombreux lits hospitaliers et instaure la notion de coût par service. Cinq ans plus tard, les célèbres ordonnances Juppé créent, entre autres, les agences régionales de l'hospitalisation, qui chapeautent les services santé déconcentrés de l'Etat et des CRAM, avec à leur tête, déjà, des "préfets sanitaires" qui répartissent les enveloppes consenties par les lois de financement de la sécurité sociale.
 
En 2004, nouvelle étape avec le plan hôpital 2007 qui prône les regroupements de services en pôles – exemple un pôle "tête et cou" qui traite aussi bien de la neurologie que de l'ORL ou de l'ophtalmologie – avec polyvalence effrénée des personnels. Un modèle de financement unique (pour les hôpitaux publics et les cliniques privées) de tarification à l'activité (T2A) est mis en œuvre, où chaque établissement cherche le malade le plus rentable, avec une durée de séjour la plus courte possible.
 
Alors même que l'application et l'évaluation des pôles et de la T2A sont loin d'être achevées, intervient la loi Bachelot : pouvoirs accrus du directeur de l'hôpital public, regroupements d'établissements avec des cliniques privées, création des agences régionales de santé qui vont regrouper tous les services santé, y compris ceux de la sécurité sociale, et dont le directeur général concentre tous les pouvoirs sur l'hôpital et la médecine de ville. Les titres de la loi : "accès de tous à des soins de qualité" et "prévention et santé publique" ne renferment rien de concret pour les populations, hormis la médiatique interdiction de vente d'alcool et de cigarettes aromatisées aux mineurs!
 
A Nancy, la situation et le moral des personnels soignants sont catastrophiques : 650 suppressions de postes sont validées pour améliorer les comptes déficitaires, les syndicats pressentent en réalité 1 000 emplois en moins. On compte bien ne pas en rester là : pétitions,  occupation des usagers de l'hôpital en soutien aux salariés, voilà quelques unes des pistes abordées lors de la réunion. Les camarades du NPA défendront les personnels et feront connaître nos propositions pour un autre système de santé publique, dont les grandes lignes ont été rappelées par la commission santé sécu social du NPA à l'université d'été. Une prochaine réunion est d'ores et déjà prévue le 14 octobre prochain.