Reims / Élections européennes / La tête de liste NPA en campagne - article de l'union presse
Yvan Zimmermann troque son bleu de travail pour le bleu de chauffe électoral. Yvan Zimmermann, tête de liste NPA, veut troquer son bleu de travail pour un fauteuil d'eurodéputé. Au minimum, faire entendre la voix des « petits ».
Des usines PSA de Mulhouse, Yvan Zimmermann en connaît un rayon. Militant, familier des luttes sociales, c'est la première fois qu'il troque son bleu de travail pour le bleu de chauffe électoral. À 38 ans, il a décidé de rejoindre le nouveau parti anticapitaliste, surfant sur la vague de notoriété du leader Olivier Besancenot. Il y a deux jours, il était à Reims pour son dixième meeting de campagne. Et comme toujours, il a dénoncé les « patrons voyous » en s'appuyant sur la vague de fermetures qui touchent nombre de manufactures. Ce n'est que le début Dans la salle d'Armonville, plusieurs ouvriers de PTPM d'Aÿ sont venus se mêler au débat. « Il y en a marre de voir les travailleurs se faire virer comme des chiens. Tout ça, pour que les actionnaires s'octroient une part de butin toujours plus grande. Ce n'est que le début de la crise, et on va vers une catastrophe sociale d'une ampleur jamais vue », envoie le candidat militant. « VMC, PTPM, Goodyear et tant d'autres, la circonscription Grand Est est sinistrée. « Il faut un nouveau 68 » Il y en a marre des mobilisations ponctuelles comme il y a deux jours. Cela ne sert à rien. Il faut se réunir, occuper les entreprises, mettre le Bronx et unir les ouvriers, les chômeurs et les travailleurs-précaires, » balance le candidat. Lui, il appelle à un nouveau 68 pour faire bouger les choses. S'il est élu, les trois premières mesures qu'il demandera seront l'interdiction des licenciements, une transparence financière globale et un salaire européen minimum unifié à 1500 euros. Ne reste plus qu'à être élu. T.D.