Publié le Dimanche 13 juin 2010 à 21h43.

Réunion publique avec Alain Krivine

Soumis par Anonyme (non vérifié) le dim 13/06/2010 - 21:43

QUELLES RÉPONSES A LA CRISE DU CAPITALISME ?

Mercredi 16 juin 2010, 20h30, salle Picasso (face au stadium) AGEN

Pour en finir avec les désastres des crises, il faudra se débarrasser du capitalisme.

Des Etats sont au bord de la faillite. Aujourd’hui on parle surtout de la Grèce, mais d’autres sont aussi menacés de sevoir imposer des plans d’ajustement brutaux. On cite souvent le Portugal, l’Espagne, l’Irlande...mais la France est tout autant concernée.Pour sauver le système financier mondialisé, les gouvernements capitalistes se sont porté garants, via les fonds publics, de la solvabilité des banques. Ils ont socialisé les pertes et maintenant ils veulent nous faire payer la note.Pour garantir les dividendes des actionnaires, pour atteindre des taux de profit à deux chiffres, ils ont décidé, d’imposer des politiques d’austérité et donc des attaques sans précédent contre le monde des travailleurs.Les dirigeants socialistes ne sont pas en reste : Papandreou en Grèce, Zapatero dans l’Etat espagnol... et Strauss-Kahn à la tête du FMI rivalisent pour prôner l’austérité et imposer des reculs sociaux.

Une guerre sociale pour nous faire payer la crise.

Il faudrait donc accepter le gel des salaires, les délocalisations, le chômage partiel et les licenciements, la hausse des annuités de cotisations pour une retraite toujours moins bien payée, le non remplacement des fonctionnaires, la diminution des prestations sociales, les temps partiels ou les boulots précaires, les boulots de merde quand tu es chômeur sinon tu es radié, accepter de vivre avec un revenu indigne...La pauvreté explose, plus de six millions de gens sont concernés dans l’hexagone. Les femmes sont une fois de plus les plus touchées.

Nous n’avons qu’une seule perspective : nous battre pour nos droits et lutter pour détruire ce système

Comme réponse immédiate, nous avons besoin d’un plan d’urgence sociale, seule réponse unitaire valable pour tous les travailleurs et la population.Nous devons commencer par exiger l'interdiction des licenciements, imposer une diminution de la durée de travail, une hausse immédiate des salaires de 300 euros et un revenu minimal à 1500 euros nets garantis, un plan massif d'embauche dans les services publics et un CDI pour tous dès l'accès au travail...Patronat et gouvernement veulent nous imposer une société qu'on peut résumer en trois slogans : " travailler plus pour gagner moins ", " malheur aux pauvres, aux plus âgé-es, aux plus usé-es " et " jeunes, abandonnez tout espoir ".Ce qui est à l'ordre du jour, c'est la construction d'une mobilisation générale qui prenne le contre-pied de leur modèle de société.Loin de sauter de journées en journées - une nouvelle journée de mobilisation est annoncée par les organisations syndicales le 24 juin - c'est un puissant mouvement de grèves et de manifestations qui doit être construit pour faire reculer ce gouvernement.Une démonstration de force dans une énorme manifestation nationale seraitaussi un pas dans ce sens.

Tout est à nous !

Par notre travail nous produisons les richesses. Nous sommes le pouvoir, mais il nous est confisqué par une minorité de possédants.Il faut le prendre, sans avoir l'illusion qu'on pourrait y arriver par le seul bulletin de vote, mais en comptant d'abord sur notre mobilisation et notamment par la grève.Pour stopper les attaques et pour améliorer les droits de l'immense majorité, il faudra une grève massive et puissante, une grève générale comme en 1936 ou en 1968, des grèves qui améliorèrent nos conditions de vie même si le capitalisme a toujours cherché à nous reprendre ces conquêtes.La crise économique va durer, elle est porteuse d'une grave crise sociale et politique.Pour surmonter leur débâcle, les capitalistes n'hésiteront pas à renforcer la violence de leur domination.Qui peut croire qu'on pourrait attendre d'un « capitalisme humain et régulé » qu'il renonce à sa folle recherche du profit, qu'il stoppe la destruction des biens communs naturels comme les sources d'énergies ou l'eau, qu'il abandonne les interventions militaires comme celles en Irak pour la maîtrise du pétrole, qu'il respecte les droits des peuples en lutte comme le Peuple palestinien, qu'il contrôle le système bancaire et le crédit en fermant les paradis fiscaux et en interdisant les outils de spéculation, qu'il interdise l'intensification du travail, le dumping social et le développement de la précarité ...?C'est d'un tout autre système dont nous avons besoin, une société solidaire et démocratique où les choix possibles ne seront pas conditionnés par la recherche du profit toujours plus nécessaire à l'accumulation capitaliste, où les choix économique et politiques seront faits à l'issue d'arbitrages fondés sur le débatdémocratique et seront mis en oeuvre sous contrôle populaire, dans le seul souci d'un bien être social collectif et dans le respect de notre environnement.