Publié le Lundi 12 octobre 2009 à 15h22.

soutien du NPA VITRY au docteur Didier Poupardin

Soumis par vitry94 le lun 12/10/2009 - 15:22

COMMUNIQUE DU NPA VITRY du 12 octobre 2009

Le NPA demande l'arrêt immédiat des poursuites contre le Docteur Poupardin et contre les médecins menacés parce qu'ils s'opposent à l'ordonnancier « bizone »
alors qu'il est connu à Vitry comme un médecin très soucieux de veiller à l'accessibilité aux soins des personnes qu'il soigne, la direction de la CPAM 94 menace de lui faire payer les médicaments qu'elle refuse de prendre en charge à 100% pour ses patients en « ALD » (Affections de Longue Durée)

Le NPA soutient totalement l'action du docteur Poupardin :
Face à la direction de la sécurité sociale qui n'hésite pas à découper virtuellement les personnes (selon les principes de la « Haute Autorité de Santé (HAS)1 ») pour les transformer en ou en susceptibles d'être soignées selon des remboursements modulables, il refuse la marchandisation de la personne humaine malade et du corps humain

Le NPA revendique le rétablissement de l'ordonnancier uni zone
le maintien2 des prises en charge à 100% des maladies graves et l'extension des ALD à d'autres maladies invalidantes aujourd'hui non prises en compte.

Le NPA exige l'égalité devant l'accès aux soins de toutes les personnes qui résident en France, ce qui implique dès aujourd'hui Le doublement du plafond des ressources nécessaires pour ouvrir les droits à la CMU. Tous les travailleurs « pauvres » ou chômeurs doivent bénéficier de la CMU
La régularisation de tous les sans papiers et l'ouverture de leurs droits à une sécurité sociale égale pour tous.
L'interdiction des dépassements d'honoraires et l'arrêt du secteur privé à l'hôpital public
L'arrêt de l'escalade du dé remboursement des soins et du transfert de leurs charges sur les mutuelles, qui d'ores et déjà augmentent leurs tarifs, creusant encore plus l'inégalité devant l'accès aux soins

Pour le NPA la santé et la solidarité valent mieux que les profits :
L'industrie pharmaceutique et la recherche médicale doivent être publiques pour produire des médicaments utiles et pas seulement rentables. Sans les profits colossaux réalisés dans ce secteur, leur coût pourrait significativement baisser ! Plutôt que d'injecter des dizaines de milliards pour les banques et les actionnaires, une autre politique solidaire pour le plus grand nombre est possible : on peut résorber le « trou » de la sécurité Sociale et augmenter le budget de la Santé. Ainsi, on pourrait moderniser les équipements, rouvrir des lits publics, embaucher un personnel suffisant pour que les soins aux personnes puissent être de qualité pour tous et permettre des conditions de travail et des salaires décents pour les personnels de santé. Les maladies professionnelles pourraient être reconnues et indemnisées par les employeurs. Une telle politique permettrait de revenir au principe : "on cotise selon ses moyens et on est soigné selon ses besoins" d'éviter les véritables gâchis que sont les profits, de répondre à l'augmentation de l'âge de la vie, et à la demande de santé de la société