C’est la première leçon de la grève générale de la Guadeloupe.
Ils se sont battus et ils ont gagné !
Le premier ministre parlait de « revendications irréalistes qui semblent ignorer la crise ». Mais c'est bien parce qu'ils refusent de payer la crise que les grévistes ont défendu et imposé ces revendications : 200 € net d’augmentation des salaires jusqu’à 1,4 fois le Smic (+ 6 % jusqu’à 1,6 fois le Smic et + 3 % au-delà), l’augmentation des retraites et des minima sociaux, la baisse de 20 % des prix des produits de première nécessité, la baisse des tarifs des carburants, de l’eau, du gaz, de l’électricité, de la téléphonie et des transports, le gel des loyers HLM, un budget de 30 millions d’euros pour l’emploi, le recrutement d’enseignants, la titularisation des contractuels… et aussi des mesures pour la protection de l’environnement, pour les droits culturels du peuple guadeloupéen…
Face à cette victoire, beaucoup insistent sur les spécificités des Antilles. C’est vrai, les peuples antillais vivent une oppression coloniale et c’est sûrement l’un des ressorts de cette formidable mobilisation.