L'anticapitalisme rassemble
Séduits par Olivier Besancenot, les sympathisants ont répondu présent pour fêter le lancement du NPA.
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Les sympathisants sont venus en nombre à la Halle aux toiles
Samedi le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) était à la fête à la Halle aux toiles de Rouen. Les militants et les sympathisants étaient invités à venir débattre et à faire la fête sous le signe de la Guadeloupe.
La journée a été ponctuée de débats où le NPA a pu exposer ses principes fondateurs, réaffirmer la nécessité d'un service public de l'énergie, s'opposer à l'EPR et apporter son soutien aux luttes sociales actuelles avec des militants de Renault et Peugeot Mulhouse. Et nombreux espèrent une grève générale comme aux Antilles. Alex Lollia du LKP Guadeloupe était présent pour animer un meeting aux côtés de Christine Poupin, tête de liste du NPA aux élections européennes pour la région Nord-Ouest.
Séduction et vieux réflexes
Entre vieux routiers de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et jeunes sympathisants, les curieux et les convaincus étaient nombreux dans les couloirs de la Halle aux toiles.
Au NPA les militants revendiquent la liberté de parole et ne souscrivent pas aveuglément au discours officiel. Faye, étudiante en sciences, a d'abord été séduite par le charisme du facteur Besancenot. « Je crois qu'ils sont plus sincères ; Olivier a du charisme. C'est la nouveauté qui m'a attirée. La révolution ? Ce n'est pas le bon mot ; je suis pour le dialogue. L'objectif est de faire bouger les choses », reconnaît-elle. William, 47 ans connaît bien la précarité. La proximité du parti avec la réalité sociale l'a séduit. Et pourtant, il n'a jamais été fidèlement encarté. « Ils sentent mieux la m… que les autres mais je pense quand même que la révolution pourra se faire par les urnes. Il ne faut pas que la vieille garde de la LCR dirige les opérations », espère-t-il. Mais les vieux réflexes ne sont pas morts. Cassandra 19 ans milite dans le courant de la gauche révolutionnaire du NPA et connaît sa vulgate trotskyste sur le bout des doigts. « On veut une société socialiste. Ce sont la rue et les travailleurs qui nous permettront d'accéder au pouvoir ». De l'art de pratiquer le grand écart.