Publié le Mardi 10 mars 2009 à 00h42.

VALEO, HENKEL..., EN GRÈVE

Soumis par Anonyme (non vérifié) le mar 10/03/2009 - 00:42
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FACE AUX LICENCIEMENTS
CONVERGENCES ET UNITÉ
DANS LES LUTTES

La violence contre les travailleuses et les travailleurs, c’est le lot quotidien de celles et ceux, qui sur leurs lieux de travail, dans les luttes, refusent de se plier à cette politique de liquidation des emplois, résistent sur les sites des grands groupes, dans les entreprises, se réapproprient la possibilité, la nécessité d’une dynamique unitaire.
La Nièvre et son bassin d’emplois n’échappent pas aux vagues de licenciements, aux mesures de plus en plus drastiques prises par le gouvernement contre ceux qui n’ont que leur détermination pour se faire entendre. Valeo, Henkel, Ulgitech, Anvis, Faurecia, Aubert et Duval, ATB Selni, la liste est longue et non exhaustive.
Par milliers, des femmes et des hommes sont confrontés à cette politique de casse sociale du gouvernement et du Medef. Et pourtant l’argent est là, et pourtant les bénéfices sont croissants. Mais nous savons comment les profits sont redistribués et comment ils constituent la manne des actionnaires et décideurs, du patronat.
Pour Valeo, ce sont 106 millions d’euros qui ont été versés aux actionnaires pour l’exercice 2008, c’est aussi l’État, deuxième actionnaire du groupe avec 8,37 % de parts, qui se comporte comme n’importe quel actionnaire. Mais Valeo n’est pas un cas isolé, cette situation en illustre bien d’autres et bien au-delà de nos frontières : ici chômage partiel, là fermeture de sites (Henkel, fin mars 2009), ailleurs obligation de prendre des RTT pour soi disant pallier le ralentissement de la production, en attendant des jours meilleurs disent le gouvernement et le Medef. En attendant son inscription au « pôle emploi » du coin, doivent comprendre les salarié(e)s.

Les travailleuses et les travailleurs ne céderont pas !

La journée du 29 janvier fut une réussite, la démonstration qu’une dynamique d’ensemble était possible, mais celle-ci n’aurait pu voir le jour sans la pugnacité des travailleuses, des travailleurs, de la jeunesse et d’une grande partie de la population, sans la convergence entre le  secteur public et le privé, sans la coordination de ceux qui luttent sur leurs lieux de travail, sans la prise de conscience générale, que seul, un mouvement de masse peut favoriser l’émergence d’une offensive contre les diktats du capitalisme.
Le 19 mars, l’appel unitaire des syndicats doit être l’occasion de réitérer ce mouvement d’ensemble dont nous avons besoin, c’est dans l’unité que nous pouvons reconduire la grève, une grève générale illimitée.
Dès aujourd’hui, avec celles et ceux de Valeo, Henkel, Fulmen…, entrons dans une nouvelle phase de luttes, pour le respect de nos droits, pour que ceux qui bâtissent leurs fortunes sur le dos de celles et ceux qui travaillent paient enfin, pour que les producteurs décident et exercent le pouvoir qui leur revient, celui de s’auto-organiser.
Menons ce combat à l’instar de nos camarades de Guadeloupe, de Martinique, de la Réunion qui aujourd’hui tiennent la rue.

Imposons la force de notre détermination !

C’est par la force de notre détermination que nous imposerons nos exigences. Il faut une loi pour interdire les licenciements. Il faut imposer le contrôle des travailleuses, des travailleurs et de l’ensemble de la population sur la production par l’expropriation des patrons/actionnaires. Il faut que l’argent public serve à garantir l’emploi et les salaires. L’économie doit passer sous le contrôle public de la population organisée.

Renverser le gouvernement !

Non, ce n’est pas une utopie ! Aux Antilles, la population a montré que, par la grève générale, ce qui était « vendu » comme impensable est devenu une réalité. Il y a des batailles victorieuses, nous pouvons dès aujourd’hui, dans l’unité, impulser la dynamique de la transformation révolutionnaire de la société. Cela passe par la grève générale, par l’occupation de nos usines, de nos entreprises, par la critique de ce que d’aucuns fustigent comme rêve et utopie, en faisant la démonstration par le fait que la lutte pour une autre société, un autre monde de solidarité entre les travailleurs, entre les peuples, est possible.

Dès maintenant, avec toutes et tous,

le 19 mars

d’une seule voix, d’un seul poing,

tous ensemble

dans la grève générale illimitée !

Le 10 mars 2009