Des salariés de l'entreprise Molex à Villemur-sur-Tarn ont décidé, ce lundi soir 20 avril, de retenir «gentiment» sur le site deux cadres dirigeants de l'entreprise, la directrice des ressources humaines, Mme Colboc, et l'un des directeurs, M. Keriou. Un autre directeur, M. Fort, a été «mis à la porte» de l'usine, selon l'expression d'un responsable syndical. Selon Denis Parise, le secrétaire du comité d'entreprise, cette décision est liée à la découverte par les salariés d'un «détournement» de la production. «La semaine dernière, on a appris qu'une livraison de pièces provenant des USA avait été effectuée le 8 octobre chez un client en Allemagne, peu avant l'annonce de la fermeture de l'usine de Villemur-sur-Tarn faite le 23 octobre. C'est, pour nous, une entrave au fonctionnement du comité d'entreprise. On aurait dû être informés. D'ailleurs, nous avons saisi le procureur de la République aujourd'hui.»
Les responsables syndicaux de Molex ont également demandé le rapatriement d'un stock de sécurité depuis la Hollande jusqu'à Villemur-sur-Tarn. «Ce stock de pièces appartient aux salariés de l'usine», ajoute Denis Parise, qui craint, faute de moyens de pression, de n'avoir aucune marge pour négocier un plan social plus avantageux pour les salariés.
Les responsables syndicaux de l'usine de Molex entendent bien garder les deux cadres dans l'usine toute la nuit.
source : LaDepeche.fr, publié le 20/04/2009 18:51, modifié le 20/04/2009 à 19:13 |