AU SOMMAIRE
les résultats provisoires
l'article de Paris Normandie avant la votation
le tract NPA sur la privatisation de la POSTE
Les résultats provisoires
66869 votes
252 blancs ou nuls
66617 votes exprimés
NON 65641 98,50%
OUI 1001 1,50%
article Paris-Normandie "TOUCHE PAS A MA POSTE"
Catherine et Jean Paul de comité Rive Gauche
Rassemblement, hier, pour dénoncer la « privatisation » de La Poste. En attendant un « vote citoyen ». Le gouvernement veut ouvrir le capital de La Poste. Transformer l'entreprise publique en société anonyme à capitaux publics. Un projet de loi pas vraiment du goût des syndicats et des partis politiques de gauche, qui y voient la première étape d'une « privatisation ». Hier, vers midi, une vingtaine de personnes - l'émanation rouennaise du « collectif national contre la privatisation de La Poste » - a tenu à le faire savoir avec un rassemblement devant le centre de tri de la place des Emmurées, près de Saint-Sever. Vote symbolique le 3 octobre « Le service public est mis à mal depuis un moment déjà, attaque Annick Hely, déléguée syndicale Sud-PTT. Et ça s'accélère de façon brutale. Il faut maintenant que La Poste ouvre son capital, qu'elle soit rentable. On sait que cela va s'opérer au détriment des salariés. » Aux côtés des syndicats (la CGT-PTT soutient elle aussi le mouvement) et de l'association Attac, également présente, la plupart des partis politiques de gauche ont fait le déplacement (PS, PCF, Verts, NPA et Alternatives libertaires). Et chacun y va de son commentaire. Mathieu Charlionnet, conseiller municipal communiste à Rouen : « Privatiser La Poste est suicidaire. Notamment pour les services rendus à la population. La politique du chiffre, on a vu ce que ça donnait à France Telecom. » « On sous-estime les conséquences sociales d'une privatisation », enchérit Alexandre Canet, secrétaire du PS rouennais et chef de cabinet de Valérie Fourneyron. « Une telle décision ne peut dépendre d'un petit groupe de personnes, elle appartient au peuple. Mais le gouvernement refuse tout référendum sur le sujet », relève pour sa part Annick Hély. D'où l'organisation d'une consultation nationale, sans valeur légale mais symbolique, le samedi 3 octobre. Dans l'agglomération, la plupart des communes dirigées par la gauche apporteront un soutien logistique. A Rouen, le vote aura lieu le samedi 3 octobre, de 9 h à 17 h, places des Emmurées et Saint-Marc, et devant l'église Saint-Sever, le Théâtre des Arts et le palais de justice.
CONSULTATION NATIONALE SUR LA PRIVATISATION DE LA POSTE
LE SAMEDI 3 OCTOBRE 2009
JE CHOISIS DE DIRE NON !
La privatisation de La Poste ne passera pas !
L’échéance des élections européennes passées, Sarkozy a profité de la période estivale pour annoncer son projet en conseil des ministres le 27 juillet, avant de le soumettre au parlement en octobre.
La privatisation est bel et bien en marche ! Mais on peut encore l’arrêter.
A Rouen :
Cinq lieux de votation seront organisés le 3 octobre de 9h à 17h :
Place des Emmurées
Centre Saint-Sever (côté église)
Le NPA est responsable du lieu de vote à l'entrée du Centre Commercial Saint Sever de 9 h à 17 h
Place Saint-Marc
Théâtre des Arts (espace métrobus)
Palais de justice (place Foch)
A noter également que 4 autres lieux de votation seront organisés les jours précédents pour faciliter le
vote de celles et ceux qui ne seront pas disponibles le 3 octobre :
Marché St Marc le dimanche 27 septembre (10h-13h)
Marché St Julien et Marché du Châtelet le jeudi 1er octobre (10h-12h)
Parvis de la gare le vendredi 2 octobre (17h-19h)
Une affaire juteuse pour des actionnaires privés
La transformation de la Poste en société anonyme à capitaux publics n’est que la dernière étape avant l’ouverture du capital à des actionnaires privés dans la perspective de l’ouverture totale à la concurrence en 2011.
Depuis de nombreuses années, les postiers subissent des restructurations permanentes qui n’ont qu’un but : les réductions d’effectifs. Le peu d’embauches s’effectue sous contrat privé. Résultat : La Poste fait des
bénéfices depuis 1999. Elle est aujourd’hui un « groupe » largement bénéficiaire et représente une manne pour de potentiels investisseurs. D’ores et déjà, la Société Générale a apporté 400 millions d’euros au fonds de la
Banque Postale. La preuve que malgré les difficultés liées à la crise, l’affaire reste très intéressante pour les groupes capitalistes.
Sur le dos des postiers et des usagers !
Depuis 2002, ce ne sont pas moins de 50 000 emplois qui ont été supprimés. Le nombre de bureaux de Poste est passé de 17 000 à 10 000, laissant pour compte la population des petites agglomérations de province ou des banlieues
défavorisées. Quant à la Banque Postale, derrière les beaux discours sur le maintien d’un service public égal pour tous, elle entend bien se débarrasser des comptes des plus démunis.
Décomplexée, la direction de La Poste, dont la gestion n’a rien à envier à celle d’une société privée, se vante de ne remplacer qu’un départ sur cinq. Elle fait le chantage à la concurrence et à la crise auprès de son personnel, en
appelant à leur «esprit d’équipe». Le but est d’imposer des tournées harassantes aux facteurs, ou aux guichetiers la vente abusive de produits de plus en plus chers pour la population.
La privatisation : une accélération des attaques contre les usagers et les salariés.
C’est contre cette dégradation inacceptable que les postiers se battent depuis des années, face à la guerre permanente que la direction de La Poste leur mène pour transformer ses services en commerce rentable quel que soit le prix à payer par les salariés. Et c’est vrai que nous avons de quoi nous inquiéter.
Aujourd’hui éclatent au grand jour les pratiques odieuses des « managers » de France Telecom qui mènent des travailleurs désespérés au suicide. Séparée de La Poste depuis 1991, puis privatisée par le gouvernement Jospin en 1997 – le même Jospin qui avait signé la pétition contre cette privatisation lors des grandes grèves des cheminots de 1995 - France Telecom a pour credo la recherche de rentabilité à tout prix. Depuis, elle a supprimé plus de 60 000 emplois, et ce sont les salariés qui trinquent et les usagers qui payent des factures salées !
Partout les services publics sont attaqués, dans l’éducation, la santé, les transports, l’énergie…
Partout où la privatisation a déjà eu lieu, cela s’est traduit par une accélération des attaques, une dégradation du service rendu aux usagers et des conditions de travail des salariés.
La journée de grève du 22, une première étape pour faire reculer le gouvernement !
La lutte contre la privatisation de La Poste est une nécessité, un premier pas pour faire reculer le gouvernement et les futurs actionnaires !
Le 22 septembre, les organisations syndicales appellent les postiers à faire une journée de grève. Il faut en faire une démonstration de force massive, avec le soutien actif des usagers !
Nous pouvons encore changer le rapport de force en notre faveur. D’abord parce que les attaques contre le service public sont de moins en moins légitimes aux yeux de la population.
La consultation organisée par le comité national contre la privatisation de la poste, soutenu par une soixantaine d’organisations, sera une occasion de le montrer le samedi 3 octobre et dans les jours qui précèdent.
Mais nous pouvons aussi changer le rapport de force parce que les postiers ont de nombreux alliés, à commencer par les salariés des autres services publics qui subissent les mêmes attaques.
La colère dans tout le pays est immense. Si même en rangs dispersés, les travailleurs du privé, aujourd’hui en proie à des plans de licenciement, sont capables de tenir tête aux patrons et au gouvernement et arrivent à faire parler d’eux, alors imaginons ce qu’un mouvement
d’ensemble, une lutte coordonnée des travailleurs pourrait ouvrir comme perspectives !
C’est pourquoi nous n’avons aucune raison de subir la loi des capitalistes et la politique que veut nous imposer le gouvernement à leur service. Pour des services publics de qualité, pour
des embauches avec le même statut pour tout le monde, pour des salaires décents, pour le droit à l’existence et une vie digne, pour nos enfants aussi, nous avons tout intérêt à nous battre dès maintenant, tous ensemble !