Publié le Vendredi 15 mai 2026 à 16h55.

Vers une reprise du génocide à Gaza

Derrière le prétendu cessez-le-feu, la reconstruction de Gaza est bloquée et Israël prépare déjà une nouvelle offensive d’ampleur. 

Comme toujours avec Israël, les accords ne sont pas respectés et les cessez-le-feu servent surtout à se réarmer et préparer l’offensive suivante. Près de 800 personnes ont ainsi été tuées depuis ce prétendu cessez-le-feu.

Netanyahu a déclaré qu’Israël allait désormais « se concentrer sur le Hamas », suggérant une nouvelle phase de guerre de grande intensité contre Gaza. Une chaîne israélienne a révélé que l’état-major et l’armée se préparaient à relancer l’offensive « dès le mois prochain », après le refus du Hamas et d’autres factions palestiniennes de déposer les armes. 

Exiger le désarmement sans contrepartie

Lors de réunions tenues en avril entre des représentantEs des principales factions palestiniennes — Hamas, Fatah, FPLP, FDLP et Jihad islamique — et Nickolay Mladenov, le « Haut Représentant pour Gaza » du « Board of Peace » de Trump, tous ces groupes ont refusé de discuter d’un quelconque désarmement tant qu’Israël n’aurait pas appliqué les engagements prévus lors de la première phase du cessez-le-feu — il y a plusieurs mois — notamment le retrait progressif de la bande de Gaza, la libre entrée de l’aide humanitaire et des marchandises, ainsi que le début de la reconstruction.

L’après-guerre et la reconstruction entravées

Plus tôt en avril, des représentantEs du Fatah et du Hamas se sont rencontréEs au Caire afin de discuter des mesures permettant de passer à une phase d’après-guerre, notamment autour de la reconstruction et du désarmement. Les deux organisations avaient accueilli favorablement la création du Comité national pour l’administration de Gaza — connu sous le nom de « comité technocratique » et composé de PalestinienNEs chargéEs d’administrer la bande de Gaza — dans le but d’amorcer la reconstruction humanitaire. Ce comité reste toutefois subordonné au « Board of Peace » et séparé des institutions politiques palestiniennes, sans pour autant être indépendant des institutions israéliennes. Cependant, la farce semble ne plus avoir de limites : le comité n’a toujours pas été autorisé par Israël à entrer dans la bande de Gaza. 

Édouard Soulier