Publié le Mercredi 18 mars 2026 à 08h15.

Finalement, un nazi est un nazi

Le 17 février, Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, organisait une minute de silence en hommage à Quentin Deranque ― acmé de la campagne engagée à la suite de la mort du militant d’extrême droite, alors dépeint comme un jeune catholique dévoué aux autres.

Le véritable profil de Deranque n’a pas tardé à resurgir, celui d’un militant d’extrême droite de sa génération, passant de l’Action française, catholique, à des groupes identitaires, païens et néonazis.

Un jeune fasciste dont les idées sont documentées par ses nombreuses publications radicalement racistes, antisémites, négrophobes, anti arabes, sur les réseaux sociaux : apologie d’Adolf Hitler, plaisanteries sur l’extermination des Juifs, déclarations pour le fascisme comme projet politique.

Cette séquence a été un accélérateur de la campagne contre LFI menée main dans la main par la droite et la gauche sociale-libérale, qui a permis au RN de rentrer dans « l’arc républicain » et au PS de contester l’hégémonie de LFI à gauche.

Au-delà de LFI, c’est toute la gauche sociale et politique  ― la gauche antilibérale, la gauche du non au référendum en 2005, celle des batailles pour les retraites, celle qui est solidaire avec la Palestine  ―  qui est menacée d’effacement.

N’oublions pas qu’une disparition de la gauche est possible. C’est ce qui s’est passé en Italie, ce qui a permis l’arrivée des néofascistes au palais Chigi.

Pour défendre notre camp social, pour mettre fin aux politiques de casse sociale, sécuritaires et racistes, qui ont alimenté l’extrême droite depuis des décennies, il faut l’unité la plus large de la gauche sociale et politique.

Nous n’avons pas d’autre choix.