En juin dernier, le viol et le meurtre de Lyhanna ont entraîné une forte mobilisation : chaque semaine, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé à des manifestations enfantistes et féministes. Pour que l’indignation populaire débouche sur un changement, la Coalition féministe et enfantiste, qui regroupe 150 associations et syndicats, a remis en avant sa propre proposition de loi intégrale contre les violences sexuelles, élaborée fin 2024, qui contient 140 mesures.
Pour échapper à la crise ouverte par cette mobilisation, le gouvernement a annoncé l’examen d’une loi, qui doit être discutée au Parlement en octobre. La droite, qui a déjà raboté les mesures, ne va pas s’en tenir là, et le gouvernement n’a aucunement l’intention de les financer, puisqu’il a déjà décidé de retirer 28 milliards d’euros aux services publics… au profit de l’armée.
Les rassemblements du lundi soir devant les tribunaux, lancés en juin après le meurtre de Lyhanna, ont repris le 7 septembre dans des dizaines de villes. Nous pouvons gagner des mesures immédiates qui changent concrètement nos vies. Pour une vraie loi intégrale contre les violences sexuelles, amplifions la mobilisation : les associations féministes et les secteurs de l’éducation, du social et de la santé ont besoin de moyens pour la prévention, l’accueil et la protection des victimes.