Le 29 janvier peut être le premier pas vers le retrait de la « loi Bachelot » (loi HPST : « Hôpital, Patient, Santé, Territoire »), loi de privatisation, comme pour La Poste et l’École.
Le gouvernement a créé le déficit e la Sécu de 8 milliards d’euros par l’exonération des cotisations sociales accordée aux patrons. Une paille en regard des 40 milliards qu’il a trouvés sans problème pour les banquiers. Avec les franchises, Sarkozy a les yeux fixés sur les États-Unis où les inégalités de santé y sont pourtant maximales, avec 50 millions de personnes non couvertes ! Nous, nous regardons plutôt du côté de Cuba où la santé est gratuite et de qualité pour tous. De même, le gouvernement crée le déficit budgétaire de tous les hôpitaux : 3 % d’augmentation par an ont été votés en novembre alors qu’il faut 5 % pour le seul maintien, vu la charge en personnel (75 %). Les hôpitaux sont mis volontairement en déficit, ferment des lits et diminuent le personnel.D’où la dégradation de la qualité des soins et l’exaspération des agents hospitaliers… que la ministre « garde à vue », car les infirmières risquent maintenant d’être « criminalisées » depuis les accidents survenus en fin d’année.
Des accidents révélateurs du manque de personnel et d’un hôpital « entreprise avec travail en flux tendu », polyvalence et rotations exacerbées imposées par le « management nouveau » qui supprime le temps « humaniste » consacré à « parler » au patient. Les collectifs de défense de la Santé solidaire ont décrété la journée du 24 janvier, journée de défense des hôpitaux de proximité.
S’y sont associés les syndicats de médecins les moins libéraux, ceux des urgentistes (AMUF), des anesthésistes hospitaliers (SNPHAR), des médecins hospitaliers (CPH).