Publié le Jeudi 10 septembre 2026 à 13h00.

Ukraine, résistance civile et militaire contre Poutine

La société ukrainienne résiste sur les plans militaire et civil. Pour lui apporter un soutien concret, un convoi international de solidarité prendra la route de l’Ukraine fin novembre.

 

Les gains ukrainiens sur la ligne de front, même limités, marquent l’impuissance de l’armée russe à réaliser des avancées territoriales déterminantes. 

Les frappes russes rendent la vie impossible

Les UkrainieNEs évitent l’effondrement des lignes défensives qui aurait mis en danger la survie même de leur nation indépendante. L’impressionnante capacité d’innovation ukrainienne dans la maîtrise des drones a permis de compenser, en partie, les sous-effectifs et les carences en armes défensives. Mais Kyiv sait que Poutine cherche à compenser les pertes de soldats par une nouvelle et impopulaire mobilisation de masse, combinée à des investissements d’adaptation technologique. 

La débauche de bombardements russes en Ukraine se déplace du front vers l’arrière et des militaires vers les civilEs. Les frappes, de jour comme de nuit, rendent la vie quotidienne insupportable, mettent en danger les travailleurEs et paralysent les infrastructures essentielles. La défense aérienne ukrainienne est impuissante à contrer ces attaques criminelles, faute d’intercepteurs et de missiles antiaériens.

Une impressionnante résilience civile

Pourtant, malgré les souffrances subies, une impressionnante résilience civile s’exprime par mille initiatives de soutien direct et indirect à la résistance militaire, mais aussi par des manifestations civiques contestant certaines décisions gouvernementales, notamment dans la lutte contre la corruption ou la défense des droits sociaux, sans que personne sache quand le cauchemar prendra fin.

C’est en Ukraine, dans cette double résistance militaire et civile, que bat aujourd’hui le cœur du front antifasciste international à construire. Il se heurte à un front aberrant réunissant des forces d’extrême droite et des forces de gauche « campistes », voire pro-Poutine, prônant « la paix » tout en voulant priver l’Ukraine des moyens de résister au fascisme russe.

Or, cette résistance ukrainienne passe, depuis des mois, par l’exportation de la guerre en Russie par voie aérienne et, au sol, par la multiplication d’actions spectaculaires de sabotage et d’assassinats ciblés de criminels galonnés. Il s’agit pour Kyiv de s’en prendre aux infrastructures et aux ressources de la Russie, notamment pétrolières, pour désorganiser et affaiblir la capacité offensive globale de l’armée russe. Il s’agit aussi de rendre la guerre difficilement supportable pour le peuple russe, qui commence à perdre confiance dans le régime. Malgré la répression, de plus en plus de voix pourraient s’élever contre la poursuite de la guerre, quelques jours avant des élections législatives sans opposition légalement reconnue.