Publié le Mercredi 16 septembre 2026 à 14h56.

Pour une véritable loi intégrale

Il y a donc des avancées : soins sans plainte, protection des enfants, accès aux droits, formation des professionnelLEs, limitation des confrontations et structures pluridisciplinaires. Mais l’ambition du texte restera limitée tant que la prévention sera moins importante que la réponse policière et judiciaire.

Nous défendons, comme mesures d’urgence dans une société patriarcale : le financement de l’EVARS, des associations féministes, de la protection de l’enfance, du logement, de l’hébergement, des soins et de l’autonomie économique ; la transformation des masculinités ; la protection sans attendre la plainte ; le contrôle des institutions coercitives ; la garantie de l’accès aux droits des femmes migrantes et des personnes handicapées ; la reconnaissance des enfants comme sujets de droits et de parole.

Si la sanction peut faire partie de la réponse, elle ne peut pas être notre horizon. La réussite ne se mesurera pas au nombre d’hommes emprisonnés, mais aux violences évitées, aux victimes protégées sans plainte, aux enfants capables de dire non et aux femmes pouvant partir sans perdre leur logement, leur revenu ou leurs enfants.