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Retraites : mettons un terme à la résignation !
Face à l’imposture, mobilisons-nous !
Le 18 septembre prochain, le gouvernement dévoilera son plan sur les retraites avec, comme mesure phare, l’allongement de la durée de cotisation et par conséquent la baisse des pensions.
La durée de cotisation pour une retraite à taux plein pourrait passer de 41,5 à 44 ans ! Actuellement le 1er emploi débute en moyenne à 23 ans… il faudrait donc attendre 67 ans pour toucher une retraite à taux plein !
Dans les médias, les responsables du PS et de l’UMP ainsi qu’un certain nombre d’« experts » nous présentent cela comme inéluctable.
Rappel très simple :
Le produit de notre travail se partage entre :
1— le salaire direct, qui va dans notre poche.
2— le salaire socialisé qui, grâce aux cotisations sociales
(les soi-disant « charges »), finance les caisses de notre protection sociale.
Ce sont nos retraites, mais aussi l’assurance maladie, les prestations familiales et l’assurance chômage.
3— les profits qui vont dans la poche des actionnaires.
Pas besoin d’être expert pour comprendre. Le problème du financement des retraites est très simple. C’est un choix politique et non technique : celui du partage des richesses.
Les retraites par répartition : une richesse non capitaliste
Pour payer les 200 milliards d’euros aux retraités, la cotisation sociale n’est pas mise de côté, mais finance immédiatement les pensions. Il n’y a pas besoin de marchés financiers, de l’épargne ou de la bourse ! Finalement les retraites démontrent l’inutilité de ces institutions capitalistes ! C’est pour cela qu’elles sont attaquées depuis plusieurs années par les gouvernements successifs !
Commençons par nous réjouir de la bonne nouvelle : on va vivre plus longtemps. Et alors, où est le problème ?
En effet, un actif de demain produira davantage qu’un actif d’hier. Il existe des gains de productivité ! En 1900, M. Hollande nous aurait-il prédit la famine pour le XXIe siècle en analysant l’évolution de la part des actifs dans le secteur agricole ? Entre 1900 et 2000, la part des actifs dans ce secteur est passée de 35 à 3 % sans que la production ne devienne insuffisante, et ceci pour une population en hausse de 50 % ! Si l’on prend en compte les gains de productivité dans tous les secteurs, le besoin de financement lié à l’allongement de la durée de vie pourrait être assuré par une simple augmentation de 1% des cotisations d’ici 2020 !
PARTIR A LA RETRAITE APRÈS 37,5 ans de cotisations, à 60 ans, avec 75% du salaire,
C ‘EST POSSIBLE et C’EST INDISPENSABLE !!!
Les bonnes décisions pour défendre et sauver nos retraites
Augmenter les salaires, pas le temps de travail : au contraire, partageons-le pour travailler tou(te)s et moins !!
Assurer des emplois stables pour tous. Un chômeur de moins = un cotisant de plus !
Augmenter le taux de cotisation sociale patronale à 34 % du salaire brut.
Entre 1945 et 1995, le taux de cotisation patronal est passé de 8 % à 26 % du salaire brut. Depuis, au prétexte de la compétitivité et sensibles au chantage du Medef, les gouvernements successifs ont arrêté d’augmenter le taux de cotisation retraite. Il a même diminué pour les salaires en-deçà de 1,6 SMIC ! Aujourd’hui, il n’est plus que de 10 % pour le SMIC !
Supprimer la CSG et revenir à un financement basé sur les cotisations sociales.
En effet la CSG, comme tout impôt ou taxe, s’efforce de corriger le capitalisme sans s’y opposer. Taxer les profits, c’est légitimer leur existence. Étendre les cotisations sociales, c’est faire le choix des salaires avant celui des profits !
MANIFESTATION INTERSYNDICALE - 10 SEPTEMBRE - 14H30 Place DOMBASLE
NOS VIES VALENT PLUS QUE LEURS PROFITS !!!