Les conséquences politiques de la crise économique de 2008 se font de plus
en plus ressentir. Les coupes draconiennes dans les dépenses sociales
décidées dans les plans d'austérité de plus en plus importants appauvrissent
l'ensemble des peuples d'Europe notamment dans les pays du sud comme
l'Espagne, le Portugal, la Grèce ou encore l'Italie.
Sommaire
En France aussi l'austérité commence à pointer le bout de son nez. La
prochaine augmentation de la TVA de 19,6% à 20% et surtout de 7% à
10% - au 1 er janvier - par le gouvernement "de gôche" Hollande/Ayrault
n'est pas là pour arranger les choses. L'augmentation de la taxe sur la
bière non plus. Comme d'habitude ce sont les salariés les plus pauvres
qui seront assujettis au premier chef à cet impôt injuste.
Comme vous pouvez le constater, les salaires et les aides en revanche
n'augmentent pas, ils stagnent voire ils baissent. Le pouvoir d'achat, lui,
finit donc par régresser car les salaires, les bourses étudiantes, les
retraites, les allocations chômage. . . ne suivent pas l'augmentation
constante du prix des produits de première nécessité.
Pendant ce temps, les capitalistes s'engraissent, délocalisent,
licencient. Ils sont aidés par notre gouvernement de "gôche" qui leur
promet prochainement un crédit d'impôt de 20 milliards d'euros.
Le constat, c'est que si le gouvernement continue à mettre en place ce
genre de politique, alors bientôt nombre d'étudiants, de chômeurs et
même de travailleurs ne pourront plus se chauffer, s'alimenter
correctement, se déplacer, étudier c'est-à-dire ne pourront plus espérer
avoir une vie meilleure.
C'est clair, le gouvernement de "gôche" Hollande/Ayrault ne mène pas
une politique à la hauteur des enjeux sociaux, écologiques et
économiques que doivent affronter les habitants de notre pays.
Nous n'avons pas de désillusions là-dessus, puisque nous n'avons
jamais eu d'illusions sur la politique que le PS allait mener. Ce n'est pas
pour autant qu'il faut s'arrêter aux constats et aux commentaires ou pire
céder au découragement.
Ce gouvernement doit être contraint à mettre en place des mesures qui
aillent dans le sens du progès social pour nous les 99%. Nous devons,
tous ensemble, être capable de nous mobiliser constamment en faisant
pression sur nos élus mais aussi en manifestant notre ras-le-bol dans la
rue, en nous mettant en grève, en bloquant nos lieux de travail ou
d'études afin de faire valoir nos revendications.
• une augmentation conséquente des bourses
étudiantes sous la forme d'une allocation d'autonomie
équivalente au SMIC ;
• une augmentation immédiate du SMIC à 1 700 euros
net ;
• une augmentation de l'ensemble des pensions de
retraite à 1 700 euros net ;
• une augmentation des APL capable de prendre en
compte la totalité du loyer pour les jeunes, les travailleurs, les
chômeurs et les plus démunis ;
• un développement des services publics sous le
contrôle de la population ;
• la gratuité du minimum vital (carburants, électricité,
eau, denrées alimentaires...) ;
• la gratuité des transports en commun (voir cadre)
Ces revendications n'ont rien d'utopiques, elles sont nécessaires si l'on ne souhaite pas sombrer dans la misère sociale. Il faut être capable de les porter autant dans la rue que dans les urnes.
Dès maintenant, mobilisonsnous pour ne pas laisser aux forces réactionnaires la
droite et le FN la possibilité d'être la seule alternative au gouvernement de "gôche".
Les transports en commun gratuits c'est possible et c'est nécessaire ! Les transports gratuits pour tous représenteraient un véritable avantage social pour tous les habitants de Poitiers, notamment pour les étudiants, particulièrement amputés par le prix du bus. Si Châteauroux et Aubagne l'ont fait pourquoi pas Poitiers? Nous proposons, pour financer ce projet, outre une augmentation des impôts pour les plus riches, de stopper la construction de la LGV Poitiers/Limoges. En effet, ce projet anti-écologique représente un gouffre financier qui permettrait de financer plusieurs années de bus gratuits à Poitiers. Une soirée débat est organisée le mercredi 12 décembre à 18H30 sur le Parvis de l'Église-Notre-Dame-la-Grande à Poitiers.