Publié le Jeudi 11 septembre 2014 à 20h50.

Le Testet (81) : non au barrage de Sivens !

Ce projet, porté par le conseil général du Tarn et la Compagnie d’aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG), est un projet inadapté dont le coût environnemental et financier est très élevé. Il s’inscrit dans la lignée des grands projets imposés et inutiles tels que Notre-Dame-des-Landes.

Ce projet est inacceptable. Destruction d’espaces boisés classés et d’une zone humide abritant une riche biodiversité (94 espèces protégées). La compensation environnementale prévue n’est pas acceptée par les scientifiques et experts consultés lors de la procédure. Poursuite d’un modèle agricole productiviste néfaste. Il est destiné pour 70 % à l’irrigation intensive d’une vingtaine de fermes. Conflit d’intérêts flagrant de la CACG qui a obtenu ce contrat juteux après avoir eu le monopole des études qui justifient le projet. Il repose sur des études manipulées et sur une norme réglementaire fixée par la CACG elle-même. Total déni de démocratie lors de l’élaboration du projet : aucune concertation des associations de protection de l’environnement, avis défavorables cachés durant l’enquête publique et non suivis, refus du CG 81 et de la préfète de débattre en public. Gouffre financier : un coût de réalisation de 8,4 millions d’euros uniquement sur fonds publics et un coût de fonctionnement de l’ordre de 360 000 euros par an pendant 20 ans.

Résistance !Une lutte exemplaire est menée contre ce projet, tant sur le terrain (ZAD du Testet) que sur le plan juridique, par deux collectifs avec un soutien large, notamment sur l’exigence de moratoire et d’études indépendantes. Une grève de la faim a débuté depuis 14 jours jusqu’au retrait du projet.Depuis une semaine, le déboisement a commencé par un passage en force et avant l’instruction des recours déposés. Les opposantEs, plus d’une centaine toute la semaine, ont été écartés très violemment, avec plusieurs blesséEs et interpellations. Malgré la mobilisation, un quart de la zone a été abattu. Les pouvoirs locaux affichent clairement leur volonté de ne pas laisser le mouvement s’enliser comme à NDDL.La forte mobilisation de ce dimanche 7 septembre, plus d’un millier de personnes, a renforcé la détermination à poursuivre la lutte jusqu’au bout. Le lendemain, les Zadistes, rejoints par de nombreux opposantEs, ont montré une fois de plus leur détermination et leur courage face aux charges des forces de l’ordre. Cinq d’entre eux se sont enterrés partiellement pour faire barrage aux machines.Suite aux déclarations de Ségolène Royal, des tractations étaient en cours mais le président du conseil général entend maintenir la construction du barrage. La mobilisation dans les jours qui viennent sera déterminante.

CorrespondantEs