Menaces sur Ford Blanquefort : centaines de salariés au salon de l’automobile
PARIS, 4 oct 2008 (AFP) - Plusieurs centaines de salariés de l’usine Ford de Blanquefort (Gironde) et des élus locaux se sont rendus samedi au salon "Mondial de l’automobile" à Paris pour protester contre l’éventualité de la fermeture en 2010 de leur site de production, qui emploie quelque 1.600 personnes. "Ford Blanquefort en danger", était-il écrit sur une banderole CGT. "Au lieu de sauver les banques, sauvons les salariés", pouvait-on lire sur une pancarte.
Les élus du Comité d’entreprise de Ford Aquitaine Industries (FAI) avaient affrété pour 43.000 euros un train au départ de Bordeaux dans lequel ont voyagé près de 600 personnes. Elles ont pris la parole et distribué des tracts devant l’entrée principale du salon, le jour de son ouverture au public. Les manifestants, portant un t-shirt avec l’inscription +Sauvons les emplois de Ford Blanquefort+", se sont ensuite rendus sur le stand du constructeur, où ils ont apposé quelques autocollants "Sauvons nos emplois" sur des voitures en exposition et crié "On veut du boulot, pas du baratin".
Outre des salariés, étaient présents une quarantaine d’élus PS, PC, Verts, Modem et LCR de la région Aquitaine, qui ont participé aux frais d’organisation du voyage. "Nous sommes venus montrer aux visiteurs que l’automobile c’est des profits d’un côté et des licenciements de l’autre. Il y a la vitrine avec les voitures neuves et il y a 1.600 salariés de Ford menacés de fermeture d’ici avril 2010", a déclaré à la presse Philippe Poutou, secrétaire adjoint CGT de l’usine. Quant aux repreneurs possibles, "nous avons l’impression que ce sont des discours de la direction pour nous endormir", a-t-il ajouté. Francis Wilsius, secrétaire CFTC du comité d’entreprise de FAI, a regretté qu’"à un peu plus d’un an de l’échéance fatale nous ne sachions rien de concret". ic/im/DS