Publié le Jeudi 2 avril 2026 à 16h39.

Peine de mort par pendaison pour les PalestinienNEs

L’État colonial israélien n’avait pas besoin d’une nouvelle loi pour tuer les PalestinienNEs. Pourtant, lundi 30 mars, le Parlement israélien a adopté une loi instaurant la peine de mort, par pendaison, pour les PalestinienNEs — et seulement pour les PalestinienNEs.

Pour les PalestinienNEs de 1948, qui vivent sur le territoire israélien, la peine de mort s’applique lorsque le meurtre est commis avec « l’intention de nier l’existence de l’État d’Israël ». En Cisjordanie occupée, elle s’applique encore plus largement : « tout résident qui cause intentionnellement la mort d’une personne dans le cadre d’un acte terroriste est passible de la peine de mort ».

Une loi raciste, d’apartheid, contraire aux conventions internationales, qui prévoit une application de la peine de mort plus large que dans tout autre pays. Avec la caution des États-Unis. Et la réprobation purement verbale du Conseil de l’Europe et de l’État français. L’absence de sanction vaut complicité.

Sur la photo, on voit Itamar Ben-Gvir, le ministre israélien de la Sécurité nationale, arborant un pin’s en forme de nœud coulant, en référence à la peine de mort par pendaison.

Montage photo du journaliste palestinien Osama Abu Rabee