Publié le Vendredi 2 octobre 2026 à 09h00.

Un mois de mobilisation pour désarmer Israël

En octobre, les actions devraient se multiplier pour soutenir la Palestine, autour de l’axe « désarmer Israël ». Elles sont préparées par un cadre unitaire très large, qui inclut les organisations syndicales.

 

Cela fait plusieurs mois qu’Urgence Palestine (UP) travaille à la construction de cet arc de forces assez exceptionnel.

D’un côté, l’AFPS, BDS et Stop Arming Israel (SAI) se sont regroupés avec UP pour préparer une mobilisation dénonçant toutes les formes de collaboration existant en France avec l’État génocidaire. Plusieurs dossiers ont en effet été constitués pour recenser les usines qui produisent des composants servant à fabriquer des armes, les convois passant par les ports ou les aéroports français, et les coopérations commerciales ou culturelles.

De l’autre, UP a engagé des discussions avec Solidaires, la CGT et la FSU, en s’appuyant sur l’appel européen des dockers, signé notamment par la Fédération nationale des ports et docks CGT et par le syndicat basque LAB. L’objectif est de mettre en mouvement les structures syndicales de base, en prenant pour exemple les actions des dockers ou les heures de grève menées à STMicroelectronics.

Ces deux pôles étant mobilisés, la plupart des organisations politiques ont signé l’appel.

 

À petits pas vers la grève de masse

En ligne de mire, il y a l’exemple de la grève massive qui a eu lieu en Italie à l’automne dernier. De façon plus réaliste, l’objectif de cette campagne est de faire connaître largement les collaborations entre les entreprises et Israël, et de faire en sorte que les équipes syndicales et les organisations de lutte pour la Palestine apprennent à se connaître et agissent ensemble.

Le mois de mobilisation s’ouvre le 1er octobre par un meeting à la Bourse du travail de République. Y participeront UP, l’AFPS, BDS et SAI, Solidaires, la CGT, Alice Pelletier pour la CGT STMicroelectronics, Eliana Como de la CGIL italienne, les Écologistes, Mathilde Panot pour LFI, Elsa Faucillon pour le PCF et Olivier Besancenot pour le NPA-A. Cette large tribune doit lancer une dynamique militante, dont la deuxième étape est la journée européenne de manifestations pour la Palestine le 10 octobre, appelée notamment par un texte de PalestinienNEs d’Europe.

 

Multiplier les actions par en bas

À partir de là, il nous reviendra à toustes de multiplier les initiatives à la base : diffusions de tracts, lâchers de banderoles, réunions d’information, blocages de cargaisons, occupations. On ne doit rien s’interdire. Les organisations sont donc appelées à se rencontrer et à programmer des actions, plus ou moins massives et radicales selon les possibilités, puis à les faire connaître par des photos et des vidéos sur les réseaux sociaux. Une carte interactive et des dossiers sont mis à disposition pour savoir où agir efficacement. Deux réunions de préparation en visioconférence ont déjà eu lieu.

L’objectif est d’avoir réussi, à la fin du mois, des dizaines d’actions, en gagnant en confiance au fil des semaines. Le 30 octobre aura lieu la journée d’action des dockers, avec des grèves. Le 31, une nouvelle manifestation clôturera le mois.

Ces mobilisations à la fois unitaires et offensives doivent contribuer à rompre l’isolement du mouvement pour la Palestine, à organiser le monde du travail sur cette question et à ouvrir de nouvelles perspectives susceptibles de faire tache d’huile à l’échelle internationale.

 

Informations et dossiers : linktr.ee/campagne_armement

Pour faire connaître vos actions : campagne-contre-armement@proton.me