Alors que le RN n’a jamais été aussi proche du pouvoir en France, on a donc vu cette semaine Marine Tondelier et l’immonde islamophobe Wauquiez tout sourire sur un selfie à un dîner ; une polémique sur la présence de la même Tondelier au « Dîner des bâtisseurs » organisé par les milieux proches de l’extrême droite catholique ; et le lancement en fanfare, comme si de rien n’était, de la primaire de la « Gauche unitaire » avec Ruffin, Autain, Tondelier et peut-être même le PS d’Olivier Faure, mais sans Glucksmann, qui se rêve en candidat naturel de la gauche sociale-libérale. Rendez-vous le 11 octobre pour celles et ceux qui ont encore des illusions sur cette gauche-là, républicaine, laïque et parfois légèrement raciste et islamophobe.
Du côté de la gauche antilibérale, les listes estampillées LFI pour les municipales « jouent la gagne », feignant de croire qu’elles pourraient « renverser la table » et conquérir une série de grandes villes, tandis que Jean-Luc Mélenchon pose les jalons d’une quatrième candidature à la présidentielle, sur le programme du défunt Nouveau Front populaire.
Pendant ce temps, le RN creuse son sillon. Marine Le Pen, empêtrée dans le procès des assistantEs parlementaires du RN, avec des détournements de 4,4 millions d’euros, risque d’être inéligible pour la présidentielle. C’est donc vraisemblablement Bardella qui portera les couleurs du fascisme à la française. En attendant, le RN présente près de 650 listes aux prochaines municipales, un record.
Et le fascisme d’atmosphère progresse de jour en jour. Dans les médias, y compris ceux du service public, c’est racisme et islamophobie à toute heure. Les agressions racistes se multiplient : tentatives d’incendie et intimidations contre des mosquées, violences policières… Le meurtre d’El Hacen Diarra à Paris et son traitement médiatique sont révélateurs de ce qui pourrait arriver de façon massive, ici et demain, en miroir des actions de l’ICE aux États-Unis.
À nous, toutes et tous ensemble, de faire mentir l’histoire !