Publié le Jeudi 26 janvier 2012 à 21h59.

Pas de trêve hivernale pour les Roms…

Désignés à la vindicte populaire par Sarkozy lors de son discours de Grenoble, les Roms sont l’objet d’une attention toute particulière du ministre de l’Intérieur Guéant. Plusieurs milliers de Roms sont chaque année utilisés pour faire progresser la statistique des expulsions du territoire. Pourtant européens de plein droit selon Bruxelles, mais pas selon la France, de Sarkozy, Besson à Guéant, les Roms présents en France sont plus que jamais chassés et pourchassés par l’État UMP. Hommes, femmes, enfants sont l’objet d’innombrables rafles et destructions de leurs lieux de vie, de leur envahissement par les « forces de l’ordre » au petit matin. Ignobles comportements rappelant malheureusement les temps troubles, et pas si lointains de notre histoire. Ignoble comportement aussi de cette gauche qui, comme à Évry, le vendredi 13 janvier, par arrêté municipal du maire Manuel Valls, en appelle au préfet pour évacuer manu militari des enfants et leurs parents et détruire leur campement à la pelleteuse.

Ignoble argumentaire qui autorise nos édiles locaux à prononcer des arrêtés sous couvert de « caractère précaire des constructions », « de risque d’effondrement de ces baraquements », « de risque d’incendie », « de risque de prolifération des rongeurs et de propagation de maladie », « de risque pour la sécurité routière ».Toujours aussi nauséabonde argumentation que de revendiquer l’urgence des expulsions sous couvert de la mise en protection des populations Roms « particulièrement en cette période hivernale ».

Insupportable de justifier cette violence policière des expulsions en prétextant l’existence de « dispositifs d’urgence coordonnés par l’État au sein du département de l’Essonne ». 

Mais peut-être s’agit-il de l’application pour le maire d’Évry, Manuel Valls, directeur de la communication du candidat François Hollande, du mot d’ordre : « le changement, c’est maintenant ».

Après Évry, sur sa lancée, le préfet Fuzeau veut mettre fin au squat de l’ex-gendarmerie de Viry-Chatillon où plusieurs dizaines de familles tentent de survivre en affichant la volonté de ne pas quitter la place sans qu’il leur soit apporté une quelconque réponse. Le droit au logement, l’accompagnement social, le maintien de la scolarité de leurs enfants, ce n’est pas pour eux. 

Derrière la résistance des familles du squat, leur refus de fuir une nouvelle fois, la mobilisation s’organise autour des militanEts de l’Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines, roms (ASEFRR) soutenue par le PCF, le NPA, la Fase, le PG… Le mouvement de solidarité autour de ces familles est bien décidé à ne plus laisser faire. 

Correspondant