Publié le Samedi 21 février 2026 à 17h00.

Faire vivre la voix de la révolte à Bordeaux

Depuis 2020, avec Philippe Poutou et Évelyne Cervantes-Descubes au conseil municipal, nous avons fait entendre la voix d’une gauche anticapitaliste, combative et déterminée à en finir avec les inégalités, l’opacité démocratique et l’inaction écologique.

Dans un conseil municipal verrouillé, parfaitement huilé pour servir les intérêts des classes dominantes, nous avons porté — malgré les obstacles — la colère légitime contre l’injustice sociale : le droit au logement pour toutes et tous, la gratuité des transports, la lutte contre les discriminations, le renforcement des services publics face aux DSP, des moyens pour les quartiers populaires, des politiques féministes ambitieuses, la défense des luttes LGBT+, la dénonciation des violences policières, le refus des projets inutiles et des affaires entre la mairie et les grands promoteurs.

Pendant six ans, nous avons été l’opposition de gauche à une gauche au pouvoir qui a poursuivi les recettes libérales, simplement repeintes en vert. Une gauche gestionnaire, satisfaite d’elle-même, qui s’est adaptée sans difficulté à un système si peu démocratique, au point de gouverner en tournant le dos aux classes populaires.

Une liste inclusive

Avec l’ambition de défendre notre bilan de 6 ans d’opposition et de travail militant, nous construisons une liste de lutte avec l’équipe Rouge Bordeaux Anticapitaliste et le NPA-A, autour de Philippe Poutou, mais qui se veut ouverte, inclusive, rassemblant des personnes d’horizons divers : militant·es politiques, associatifs, syndicalistes, salarié·es, étudiantEs, précaires, artistes, d’autres non-organiséEs… Nous défendons l’idée que pour qu’il y ait du changement, il nous faut de l’auto-organisation, recréer du collectif pour résister, reprendre nos affaires en main pour bousculer l’ordre en place. Nous refusons la résignation et la normalisation d’une politique gestionnaire soumise au système néolibéral. Nos espoirs ne passent pas seulement par les urnes, mais il est essentiel que notre voix soit présente dans les institutions — comme dans la rue.

Malgré un léger retard dû à des discussions infructueuses avec LFI, notre équipe de campagne s’élargit chaque semaine au fil de nos assemblées générales. Les initiatives se multiplient et nous avons réussi à rassembler les noms nécessaires pour déposer la liste : une victoire en soi, dans une ville comme Bordeaux et avec nos moyens militants.

Défendre une perspective écosocialiste

Face à une crise économique, sociale et climatique qui s’aggrave, nous voulons exprimer notre révolte et défendre une perspective écosocialiste et autogestionnaire. Nous voulons faire entendre une autre voix, celle de la colère, celle des exploitéEs, précariséEs, invisibiliséEs, ignoréEs ou ghettoïséEs, pendant la campagne et les 7 prochaines années. Il est important, face à une mairie de la gauche libérale, de questionner les choix fondamentaux faits en matière de budget, le tournant sécuritaire dans lequel elle s’est engouffrée, mais aussi sa politique de lutte contre les inégalités sociales ou vis-à-vis du milieu associatif. Nous ne vendons aucune illusion : ni celle d’un « triumvirat » Verts-PC-PS miraculeusement gauchisé, ni celle d’un « Mamdani bordelais » qui ferait un peu mieux. Notre objectif est clair : retourner au conseil municipal pour faire entendre une voix qui dérange, qui bouscule, mais qui donne aussi envie de se mobiliser, de se battre et de reconstruire de l’organisation de classe à la base.