Publié le Mercredi 11 mars 2026 à 13h01.

Les exigences du DAL pour les municipales

Nous reproduisons ci-dessous de larges extraits des demandes formulées par le DAL (association pour le droit au logement) dans une adresse aux candidatEs aux élections municipales (les intertitres sont de la rédaction).

Les listes auxquelles nous participons défendent des mesures pour le logement qui correspondent le plus souvent à ces demandes.

 

Stop ANRU !

 

Mettre fin aux politiques d’urbanisme ayant pour effet de chasser les classes populaires ou de les empêcher de s’installer :

• Arrêt des opérations ANRU, de requalification, de changements d’usage, de ventes ou de démolition de logements sociaux ;

• Arrêt des opérations immobilières spéculatives pour promoteurs et investisseurs ;

• Réalisation exclusive de logements sociaux et d’équipements publics lors d’opérations de résorption de l’habitat insalubre et relogement des habitantEs sur place ou dans la commune ;

• Atteindre au plus vite, pour les communes  retardataires, l’objectif prévu par la loi SRU, de 25 % de logements sociaux ;

• Dans les foyers de travailleurs migrants, résidences sociales ou étudiantes, défendre le respect du droit à la vie privée, maintien des solidarités collectives mises en place par les résidents (cuisine collective, gestion des salles de réunion...) pas d’expulsion et relogement des hébergéEs.

Stop logement cher !

 

• Agir contre le logement cher, la pénurie de logements locatifs, l’essor de la fraude aux règles d’urbanisme et aux rapports locatifs :

• Encadrement des loyers et prise en charge du contrôle et des sanctions ;

• Bloquer les expulsions par des arrêtés anti-expulsion du maire, en vertu de ses pouvoirs de police, organiser le relogement, renforcer la prévention des expulsions ;

• Application stricte des lois limitant les locations touristiques et les résidences secondaires et mise en œuvre des sanctions financières et des mesures de compensation ;

• Mettre en place un service municipal ou intercommunal du logement doté d’un budget suffisant, afin de protéger les locataires contre la fraude locative et les aider à faire valoir leurs droits face aux bailleurs fraudeurs ;

• Réquisition des immeubles de logements et de bureaux vacants de riches propriétaires, de sociétés ou de l’administration, en vertu de leurs pouvoirs de police, pour les sans-abris et les très mal-logéEs ;

• Mise à disposition des immeubles et logements communaux vacants ;

• Interdiction des arrêtés anti-mendicité et du mobilier urbain « anti-SDF » et « anti-jeunes » ;

• Respect du droit à une domiciliation dans la commune de son choix.

Un logement digne

 

Un logement digne et décent pour les locataires de l’OPH de la ville, de l’interco, des coopératives HLM et chez tous les bailleurs où la ville est représentée :

• Arrêt des hausses de loyers et des charges, des expulsions, des ventes, des démolitions et des changements d’usage ;

• Entretien des immeubles et réhabilitations douces sans hausse de loyer avec matériaux écologiques, entretien et réparation des ascenseurs.

Admettre la diversité

 

• Intégrer la diversité de l’habitat dans les politiques de logement et d’urbanisme (habitat mobile, réversible) et le soutien aux projets de leurs usagers (aire d’accueil, terrains familiaux locatifs, …).

• Cesser les expulsions, les destructions de domiciles et la chasse à l’habitat de survie (bidonvilles, cabanes, habitat informel…).

Des quartiers conviviaux, accueillants, sains, écologiques

 

• Création ou entretien d’espaces de vie dans les quartiers (parc, espace de jeux, culture, services publics…) ;

• Prioriser les transports en commun, leur gratuité et la mobilité douce sur tout le territoire urbain et rural ;

• La santé et l’écologie dans les villes pour tous, sans discrimination (réduire les dégagements de CO₂ des voies de circulation et des zones industrielles, soutenir les réhabilitations thermiques, agir contre les métaux lourds et l’amiante dans l’habitat, les PFAS et les pesticides dans l’air et l’eau potable…) ;

• Rendre les logements et les quartiers accessibles à toutes et tous ;

• Ramassage des déchets et traitement des nuisibles aux abords de nos immeubles ;

• Garantir les libertés associatives : mise à disposition de locaux, domiciliation… ;

• Défendre l’instauration du droit de vote des résidents locaux étrangers aux élections locales.