Publié le Jeudi 16 novembre 2017 à 10h33.

Souscription 2017 : le mammouth socialiste doit être dégraissé ! (épisode 2)

Épisode 2 : Un toit, c’est un droit. Mais ça peut coûter cher. En trois épisodes, faisons un petit tour des conséquences financières de la débâcle politique du Parti socialiste. Et l’on verra que le PS, comme la majorité de la population, va devoir « faire des efforts ». Mais pour quoi faire ? Et comment ? Et au profit de qui ? Dans ce second épisode, voyons ce qu’il en est de la stratégie politico-financière du PS.

On a déjà vu que le PS, au gré de toutes les défaites accumulées depuis 2012, subit une chute drastique de ses recettes. Le parti doit donc vendre les bijoux de famille, au premier rang desquels son siège historique de la rue de Solférino. Sa valeur est estimée entre 40 et 60 millions d’euros. Une fourchette aussi large reflète l’incertitude et le débat existant sur le montant que le PS pourra réellement tirer de cet hôtel particulier, et conséquemment des marges de manœuvre qui en découleront. Car cette vente, dit-on, doit servir plusieurs desseins.

Régler la note de la présidentielle et des législatives

D’abord régler la note de l’élection présidentielle. Si l’ensemble des budgets de la campagne 2017 sont en déflation par rapport aux passé, les montants finaux restent conséquents. Trop habitué à se retrouver en finale, le PS a déboursé 15,2 millions d’euros pour conquérir l’Elysée, ce qui fait de Benoît Hamon le candidat le plus dépensier derrière Macron (16,7 millions)... qui est allé au second tour et a donc eu des dépenses supplémentaires ! Le coût unitaire par voix du candidat Hamon est donc le plus élevé de tous les prétendants. On peut trouver ce calcul stupide... ou pas. Il est au minimum révélateur. Mais le pire n’est pas là. Puisque « seulement » 8 millions d’euros de remboursement sont accordés aux candidats ayant récolté plus de 5 % au premier tour sans le franchir, la campagne socialiste accuse donc un déficit de 7 millions d’euros.

Ensuite, la vente du QG doit éponger les dettes des candidatEs n’ayant pas atteint les 5 % aux législatives et aider les fédérations en difficulté. Il faut aussi racheter un nouveau siège national. Enfin, il faut constituer et faire fructifier une cagnotte pour le futur candidat au Château en 2022. Eh oui, « le boulot de dans 5 ans » !

« Être au rendez-vous en 2022 »

Au final, nous dira-t-on, rien que de très sensé dans cette démarche. Au-delà du désastreux symbole, la vente du QG matérialise une stratégie politico-financière : après la débâcle, réduisons la voilure mais gardons le cap ! On serait presque tenté de décerner la palme de la « responsabilité » à Frédéric Bonnot, secrétaire général administratif, quand il déclare que « l’objet social d’un parti politique est de financer son action et, malgré la rouste, de préparer l’avenir – c’est-à-dire mettre suffisamment d’argent de côté pour être au rendez-vous en 2022 ». Sauf qu’il répondait ici à des salariéEs en colère !

Car à trop « oublier » les travailleurEs et garder ses sous pour accéder au Château, le PS en est venu à (re)découvrir... qu’il avait les siens, de travailleurEs ! Le siège national du PS était en effet une PME de 120 « collaborateurEs ». Une vingtaine seraient partis depuis la fin 2016. Reste donc une centaine de salariéEs, dont environ les deux tiers vont devoir quitter leur poste d’une manière ou d’une autre. Après le groupe parlementaire qui est passé de 37 à 11 assistantEs l’été dernier, c’est au tour du parti lui-même de « dégraisser ».

La suite, et la fin, au prochain épisode. Et en attendant, n’oubliez pas que le NPA a besoin de votre soutien financier !

Sylvain Madison

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