Film de docu-fiction. Palestine, Royaume-Uni, États-Unis. 78 minutes.
«Lyd est un film qui traite de la mémoire de la Nakba, et essaie d’imaginer une réalité parallèle, une réalité dans laquelle la Nakba n’aurait pas eu lieu », explique Sam Leter, du Decolonial Film Festival.
Lyd est né de la rencontre cinématographique entre Rami Younis, Palestinien de 48 qui vit à Haïfa, et Sarah Ema Friedland, qui vit à New York.
Ce drôle d’objet cinématographique, un documentaire de science-fiction, mélange témoignages actuels, images d’archives et film d’animation. La ville de Lyd y raconte son histoire, celle d’une ville palestinienne occupée en 1948, et devenue Lod en hébreu après un massacre d’ampleur par l’armée d’occupation israélienne.
Le film donne à entendre des témoignages précieux de PalestinienNEs ayant vécu la Nakba — deux des personnes qui évoquent 1948 à l’écran sont aujourd’hui décédées — et de celles et ceux qui subissent l’occupation israélienne aujourd’hui.
Le sujet du film et la teneur des images d’archives, où des soldats israéliens racontent leurs crimes avec détachement, pourraient en faire une œuvre profondément déprimante. Mais les séquences en dessin animé ouvrent d’autres possibles et imaginent ce qu’aurait pu devenir la ville de Lyd si elle n’avait pas été occupée.
Refuser de laisser l’oppresseur occuper nos imaginaires est une véritable leçon de résistance.
Monira Moon
Pour organiser une projection, contacter le Decolonial Film Festival : prog@decolonialfilmfest…