Publié le Vendredi 11 décembre 2015 à 09h33.

Port de Gennevilliers (92) : Troisième semaine de grève à Geodis

Les 50 grévistes, la quasi-totalité des salariés travaillant au chargement et déchargement des camions, continuent de paralyser la plateforme la plus rentable du premier groupe de transport routier en France (voir l’Anticapitaliste n°314).

Les grévistes organisés avec la CGT restent déterminés à obtenir 200 euros d’augmentation pour les plus bas salaires, une prime de 600 euros et l’embauche des intérimaires. Ils sont motivés par la révélation des 5,3 millions de bénéfices nets réalisés l’an dernier sur cette plateforme.

Le patron n’a pourtant pas lésiné sur les moyens pour briser cette grève. Il a obtenu du TGI de Nanterre la levée du blocage des camions aux portes, après avoir beaucoup dépensé en frais d’huissier. Le préfet a fait immédiatement exécuter cette décision, avec une intervention de la police qui a fait un blessé chez les grévistes.

Amer constat...

Mais mauvaise surprise pour la direction, la grève continue et la plateforme ne fonctionne toujours pas. Quelques employéEs de bureau et maîtrise réquisitionnés par la direction ne peuvent traiter les 60 000 colis qui le sont en temps habituel. Amer constat pour ce patron : les soutiers, méprisés et sous-payés, sont indispensables pour faire tourner leur affaire.

Deuxième manœuvre d’intimidation : envoi de 5 convocations à « entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement ». Un délégué CGT est dans le lot. Cette manœuvre a échoué, et la grève a passé un nouveau week-end !

La solidarité locale s’organise : visites, apports de collectes aux grévistes qui campent devant le site... Ce lundi 8 décembre, la direction a enfin ouvert des négociations. Affaire à suivre.

Correspondant