Après la mort du militant néonazi à Lyon le 14 février, notre camp social faisait face à une vague de diabolisation médiatique extrême. Nous n’avions pas encore eu l’occasion d’une véritable réponse et, dans le contexte électoral, nous rassembler était difficile. Mais les organisations féministes ont gardé le cap et viennent une nouvelle fois de faire une démonstration de force à l’occasion du 8 mars : nous sommes descendues massivement dans les rues : 130 000 à Paris, 14 000 à Lyon, plusieurs milliers à Toulouse, Marseille, Grenoble, Lille…
Femmes salariées, étudiantes, jeunes, retraitées, migrantes avec ou sans papiers, femmes handicapées, femmes trans, femmes racisées… Nous nous sommes retrouvées par milliers. Il y a urgence : partout dans le monde les femmes sont les plus exposées aux attaques impérialistes, aux guerres, aux mesures antisociales, à la crise climatique et à la montée de l’extrême droite. Avec les femmes iraniennes, palestiniennes, kurdes, nous étions unies et solidaires des femmes du monde entier !
Quant aux fémonationalistes comme Némésis et Nous Vivrons, qui se disent « féministes » dans le seul but de servir leur argumentaire raciste, elles n’ont pas leur place parmi nous et n’auront pas réussi leur entreprise sordide de récupération de nos luttes. Le 8 mars sert aussi à ça : ste rappeler notre capacité collective. Ensemble nous sommes plus fortes et nous pouvons gagner !
Contrairement à ce que Stérin et Bolloré voudraient faire croire : non, le mouvement social n’est pas atone, il n’est pas paralysé, il n’est ni mort ni porté disparu. Notre droit de réponse est dans la rue.
Nous avons la responsabilité d’aller plus loin et d’entraîner le reste du mouvement social avec nous. D’une certaine façon, notre nombre nous oblige. Nous devons nous mobiliser contre la guerre, contre la militarisation du monde, contre la montée de l’extrême droite, contre la destruction de tout ce que nous défendons. Lors des manifestations contre le G7 en Suisse mi-juin, mais aussi et surtout dès le 14 mars contre le racisme et le fascisme : battons le fer tant qu’il est chaud.