Le 21 octobre, des mobilisations pour l’éducation ont eu lieu dans plusieurs villes grecques. À Athènes, la manifestation a rassemblé environ 10 000 personnes. La solidarité avec la jeunesse française rencontre une colère profonde : établissements délabrés, développement des universités privées, exclusions d’étudiantEs du public, évaluation autoritaire des enseignantEs et cours privés qui saignent les familles.
Mais la mobilisation reste en deçà de ses possibilités. Les syndicats enseignants avaient appelé à un arrêt de travail limité, et non à une journée de grève. Selon les camarades sur place, le KKE, le Parti communiste grec, et sa jeunesse, la KNE, ont veillé à écourter la manifestation athénienne, suscitant la colère de participantEs.
Après une campagne gouvernementale agitant la peur d’un scénario français et de nombreux contrôles de jeunes, la police n’a pas chargé le cortège, malgré quelques frictions. Le pouvoir pourrait chercher à éviter un embrasement à l’approche des commémorations du soulèvement de Polytechnique, le 17 novembre, et de l’assassinat d’Alexis Grigoropoulos par la police, le 6 décembre.
La suite pourrait surtout venir des lycéenNEs, confrontéEs au délabrement de l’école et moins encadréEs par la KNE que les étudiantEs. Les mobilisations européennes peuvent nourrir cette dynamique et aider la colère à dépasser les limites que certaines directions veulent lui imposer.