Les 24 et 25 octobre, le RN tiendra son congrès à Orléans pour lancer sa campagne présidentielle. Face à cette démonstration de force, la mobilisation antifasciste s’élargit.
Si, au sortir de cet été caniculaire, une cinquantaine d’organisations étaient signataires de l’appel unitaire, ce sont maintenant au moins 66 organisations qui appellent à se mobiliser le 24 octobre à Orléans.
L’unité la plus large contre le FN/RN
Le front syndical composé de la CGT, de la FSU et de Solidaires a vu la CFDT et l’UNSA rejoindre la mobilisation. Du NPA-A à la LDH, de la Confédération paysanne à Tsedek, de LFI à la Marche des solidarités en passant par les organisations syndicales, l’arc des forces est impressionnant.
Notre porte-parole Christine Poupin sera présente, comme Sophie Binet, Bally Bagayoko, Clémentine Autain ou Emmanuel Duplessy…
D’autres initiatives se préparent pour le 25, mais la mobilisation du 24 représente sans doute déjà le plus large cadre unitaire jamais constitué contre le FN/RN.
Elle doit donc être l’occasion de réussir une manifestation massive le 24, mais aussi de (re)construire les fronts antifascistes, larges et unitaires, que nous défendons.
Faire dérailler la campagne du RN
Aujourd’hui, la campagne de Le Pen patine. Il y a d’abord eu les crises internes avec le retour de Marion Maréchal qui déplaît à Bardella et la purge des bardellistes. Puis les révélations médiatiques sur le passé antisémite et soralien du même Jordan Bardella, qui ne surprennent personne mais qui ont paralysé le RN.
Le RN n’arrive pas à se faire entendre pendant cette séquence de mobilisations sociales, et son budget d’hyper-austérité a même été étrillé par tous les économistes bourgeois que Marine Le Pen veut draguer.
L’objectif, c’est de faire complètement dérailler sa campagne dès le 24 octobre.
Par une mobilisation de masse, nous pouvons montrer qu’une majorité du monde du travail et des classes populaires rejette son suprémacisme blanc, ses politiques racistes, sexistes, LGBTIphobes, climato-négationnistes…
Par une mobilisation de masse, nous pouvons invisibiliser Le Pen et son meeting, comme nous avons réussi à le faire l’an dernier à Montargis face à leur Fête de la Victoire.
Par une mobilisation de masse, nous pouvons leur mettre la pression et attiser les clivages internes. Ce fut le cas lors de la manifestation contre le congrès du FN à Strasbourg en 1997, qui a accéléré les dynamiques centrifuges entre Le Pen père et Mégret et abouti à l’explosion de 1998-1999.
Par une mobilisation de masse, nous pouvons redonner confiance à notre camp social, montrer qu’il est possible de relever la tête, construire des cadres collectifs larges pour les solidarités et les résistances d’aujourd’hui et de demain, et pourrir partout la campagne de Le Pen.
Convergeons à Orléans !
Différents cars et covoiturages se préparent un peu partout pour converger sur Orléans le 24. Ils partiront de région parisienne, de Bretagne, du Grand Est, de Marseille, d’Occitanie… Ils sont organisés par des UD CGT, la Marche des solidarités, des collectifs unitaires… ou par le NPA-A, notamment à Paris en lien avec les camarades de l’UCL et des FemRevs…
Pas de fachos dans nos quartiers, pas de fachos dans nos campagnes, pas de fachos à Orléans, pas de fachos à l’Élysée ! Toustes à Orléans le 24 octobre pour la manifestation et le village antifasciste !