Publié le Mercredi 8 juillet 2026 à 10h05.

Le dernier 14 Juillet de Macron

Le 14 Juillet célèbre la prise de la Bastille et la chute de l’absolutisme. Mais il porte aussi une autre mémoire, réactionnaire et sanglante. 

Le 14 juillet 1953, place de la Nation, la police attaque le cortège de la CGT et du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), organisation indépendantiste algérienne fondée par Messali Hadj, et fait sept morts par balle. 

Le 14 juillet 1957, en pleine bataille d’Alger, Bigeard et les tortionnaires du 3e régiment de parachutistes coloniaux défilent sous les acclamations des partisans de l’Algérie française.

Ce 14 juillet 2026, douze policiers de la BRAV-M défileront sur les Champs-Élysées. Tout un symbole. Créées en 2019, dans la panique du pouvoir face aux Gilets jaunes, ces unités sont devenues l’un des emblèmes des violences policières en manifestation. Leur fonction est claire : faire peur, faire mal, frapper, blesser, mutiler, pour dissuader d’exercer son droit démocratique à manifester.

Voilà le bilan du macronisme. Celui qui promettait d’en finir avec « l’ancien monde » aura été un agent majeur de la fascisation en cours : lois liberticides, islamophobie, répression des mouvements sociaux, des luttes écologistes, des syndicalistes, des habitantEs des quartiers populaires. De Macron, il restera les Gilets jaunes éborgnéEs, les blesséEs de Sainte-Soline, la mort de Nahel et de tant d’autres, et désormais la présomption de légitime défense : un permis de tuer pour la police et la gendarmerie.

C’est contre cette pourriture de l’ancien monde qu’il faut nous battre, collectivement, le plus largement possible. C’est le sens de l’activité que mènera le NPA-l’Anticapitaliste dans les prochains mois : construire un front antifasciste large, dès maintenant et au-delà des échéances électorales.