Publié le Jeudi 12 juin 2014 à 01h41.

Bulletin cheminots : Ce n’est qu’un début, continuons le combat !

Avec plus d’un cheminot sur deux en grève, nous venons de frapper un grand coup dès le premier jour. Notre grève a été tellement suivie que, dans la plupart des régions, la direction n’a même pas réussi à assurer un S1 (25 % des trains) ! Le pauvre Pépy a eu l’air bien con avec ses petits mensonges mesquins sur les chiffres de grévistes...

Cette grève majoritaire est bien la preuve que les cheminots refusent massivement la réforme ferroviaire, et surtout que nous sommes prêts à nous battre ! Et la cerise sur le gâteau, nous la devons à Cuvilliers lui-même : face à la massivité de la grève, il a proposé aux directions syndicales de les recevoir en urgence, dès le mercredi soir ! Il aura donc suffit d’une journée de grève pour que ce gouvernement, faible et impopulaire, commence déjà à vouloir négocier. Il n’y a qu’un mot pour décrire la réaction du gouvernement : la peur !

Par contre, on est obligé de se demander pourquoi les états-majors syndicaux y sont allés... ? Quand on a réussi à faire trébucher son adversaire, on ne lui tend pas la main pour le relever ! Et comme les grévistes le savent très bien, ce n’est pas en discutant dans les beaux salons que nous obtiendrons satisfaction : c’est dans la rue, c’est dans l’action ! Nous ne devons accorder aucune confiance aux annonces bidons que le gouvernement va bientôt faire, pour tenter de casser la grève. Nous devons au contraire profiter de notre avantage : il faut installer la grève dans la durée, continuer à la faire grossir, et pousser le gouvernement dans ses derniers retranchements !

Grâce à la réussite du premier jour, la balle est maintenant dans le camp des grévistes ! A nous d’augmenter encore le rapport de force : en profitant du temps libéré par la grève pour être actifs, aller chercher les collègues qui ne sont pas encore en grève, s’adresser aux usagers et tenter de gagner leur soutien... et il sera bientôt temps d’aller vers l’arrêt des circulations !

 

Solidarité avec la grève du métro de São Paulo !

Les travailleurs du métro de São Paulo ont entamé une grève jeudi dernier, la plus forte depuis au moins quinze ans, revendiquant des augmentations de salaires, mais aussi une baisse des tarifs de transport comme le réclame la jeunesse qui s'est fortement mobilisé depuis un an. 

Le gouvernement et la direction du métro ont déclenché une brutale répression avec délogement manu militari des piquets de grève, militarisation des stations, mise en situation d'illégalité de la grève, arrestation et licenciement.

A deux jours du début de la Coupe du Monde, l'Etat brésilien entend briser par la répression la vague de grèves et mobilisations qui fait tâche d'huile dans les quatre coins du pays en se prenant à cette lutte emblématique. Cheminots en grève, apportons leur notre solidarité internationale !

 

Pourquoi se battre pour le retrait de la réforme ?

La réforme ferroviaire est taillée sur mesure pour le MEDEF et pour Pépy : elle est tellement pourrie qu’elle n’est ni amendable, ni négociable. On ne peut pas la prendre comme base « à améliorer » : nous devons la réfuser en bloc. Gagner le retrait, c’est la première étape pour gagner nos revendications : la réintégration de RFF dans la SNCF, le Statut et le RH 0077 pour tous les travailleurs du rail, les milliers d’embauches qui nous manquent.. . Hier, la grève était tellement grosse, que le gouvernement et la direction ont commencé à paniquer et à manoeuvrer pour désamorcer une situation explosive... Nous devons aller encore plus loin dans cette direction, et ne pas nous contenter des premières miettes qu’ils pourraient lacher. Il nous faut donc continuer à construire la grève pour gagner le retrait de la réforme. Profiter de la faiblesse du gouvernement pour le mettre hors d’état de nuire !!! Toutes et tous en grève jusqu’au retrait !

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